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L’art sacré entre les deux guerres : aspects de la Première Reconstruction en Picardie

In Situ, revue des patrimoines

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Jean-CharlesCappronnier
Chargé d’études documentaires. Centre historique des Archives nationales
FrédéricFournis
Chercheur. Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie
AlexandraGérard
Conservateur du patrimoine. Conservation régionale des Monuments historiques, DRAC Picardie
PascaleTouzet
Recenseur. Conservation régionale des Monuments historiques, DRAC Picardie

La Picardie, qui a été l’une des régions les plus meurtries par la Première Guerre mondiale, a connu une période de Reconstruction particulièrement intéressante dans le domaine de l’art sacré. Issus des travaux des Monuments historiques et de l’Inventaire général du patrimoine culturel, quatre aspects de cette question sont abordés : la modernité des matériaux et des techniques ; le rôle nouveau des architectes et décorateurs ; le décor de quelques églises du canton de Braine (Aisne) ; les travaux de l’artiste Gérard Ansart.

The region of Picardy in the north of France was one of the most seriously scarred by the First World War. It also witnessed a particularly interesting programme of reconstruction after the war, especially rich in the field of sacred art. This article, based on work carried out by the Historic Monuments administration and the regional Inventory service, examines four aspects of this sacred art: the modernity of the materials and techniques used; the new role of architects and church decorators; the decorations of some churches in the canton of Braine in the Aisne department; and the work of the artist Gérard Ansart.

La Picardie a été l’une des régions les plus meurtries par la Première Guerre mondiale. La reconstruction des villes, villages et bâtiments civils et religieux dévastés a offert aux architectes, artistes et artisans un vaste champ d’intervention durant l’entre-deux-guerres. La réédification des églises a constitué un enjeu hautement symbolique et un défi architectural sans précédent[1]. Puissant symbole identitaire[2] dans le contexte majoritairement rural des destructions, l’église occupe également une place tout à fait spécifique dans l’organisation administrative de la Reconstruction - avec le rôle majeur tenu par les sociétés coopératives diocésaines[3] - et dans sa matérialisation architecturale.

Cependant, si le nombre d’églises détruites en totalité ou en partie durant le conflit est estimé à près de huit cents pour la région, une très faible partie seulement des chantiers de reconstruction (10 à 15 % environ) a fait l’objet d’un traitement architectural ou décoratif ambitieux. En effet, comme dans les autres régions dévastées, la restauration ou la reconstruction des églises ne furent pas prioritaires face à celles des voies de communication, des services publics et des outils de production économique. De plus, à l’exception de ceux protégés au titre des Monuments historiques, peu d’édifices furent reconstruits à l’identique.

Échos du renouveau de la liturgie et de ses formes, qui s’épanouit à cette époque, les constructions les plus remarquables privilégient les vastes volumes et, tout en intégrant les innovations techniques et esthétiques de la période, cherchent à s’intégrer avec harmonie dans les villages traditionnels. Les églises nouvellement construites, comme certaines églises anciennes restaurées, témoignent également du renouveau du décor, en accord avec la sensibilité artistique et religieuse de l’époque.

Dans le cadre de la sauvegarde d’édifices majeurs ou de l’étude d’ensembles plus vastes, les services des Monuments historiques et de l’Inventaire général du patrimoine culturel contribuent à mieux faire connaître cette période, son contexte et ses enjeux. Quatre chercheurs proposent ainsi un état de leurs travaux sur l’architecture et le décor des églises de la Première Reconstruction.

L’architecture religieuse de la Première Reconstruction à l’épreuve de la modernité (Jean-Charles Cappronnier)

L’architecture religieuse de la Première Reconstruction en Picardie offre le visage de la plus grande diversité morphologique et stylistique, et constitue un remarquable laboratoire dans le renouvellement formel de l’art sacré, tant en ce qui concerne la conception architectonique que le répertoire ornemental.

Reconstituer et reconstruire : une redoutable dialectique pour les églises

En regagnant les villages détruits à la fin de 1918 et en 1919, les sinistrés aspirent avant tout à y retrouver, outre un toit - qu’il soit temporaire ou définitif - les signes identitaires de leur commune meurtrie. Le clocher de l’église, tout autant que la maison commune ou l’école, constitue l’un des emblèmes de cette identité. Entre une reconstitution illusoire mais rassurante et une réédification innovante mais perturbante, le rétablissement des sanctuaires pose à l’Église et aux architectes de complexes défis (fig. n°1).


Fig. 1 - Église non localisée en cours de reconstruction...

Certains projets d’églises provisoires, que ce soit celui de Placide Thomas pour l’église Saint-Remi de Ribécourt (Oise), dès 1916[4], ou celui de Georges Pradelle (1865-1935), conçu entièrement en fibrociment et présenté à Paris lors de l’Exposition d’art religieux du pavillon de Marsan, en 1920, avaient ouvert la voie à un renouvellement des matériaux employés, sinon à celui des volumes. Pourtant, dans la majorité des cas, la reconstruction définitive des églises demeure associée à la mise en œuvre de formules et de matériaux traditionnels. Références néoromane ou néogothique éprouvées et conjuguées en de multiples variations, avec une préférence affichée pour le modèle roman ; usage dominant de la brique de four - matériau le plus économique et dont le coût est encore amoindri par la profusion des briqueteries - dans la Somme et dans le nord de l’Oise et de l’Aisne, de la pierre de taille issue des bancs de calcaire lutétien dans le sud de l’Oise et le Soissonnais, des moellons de meulière enduits au plâtre gros dans la vallée de la Marne : l’ensemble de ces facteurs tend à restituer l’image, consciente ou inconsciente, de l’édifice disparu. De manière simplifiée ou stylisée souvent, de façon spectaculaire et somptuaire parfois, comme en témoigne la basilique Notre-Dame-de-Brébières à Albert (Somme)[5], relevée par Louis Duthoit (1868-1931) sur le modèle du monument élevé par son propre père, Edmond Duthoit (1837-1889), à la fin du siècle précédent.


Fig. 2 - Albert (Somme), basilique Notre-Dame-de-Brébièr...


Fig. 3 - Albert (Somme), basilique Notre-Dame-de-Brébièr...

fig. 2

fig. 3

(fig. n°2, n°3)

Pourtant, aux côtés de cette volonté, voire de cette obligation - presque formellement inscrite dans la loi sur les dommages de guerre du 17 avril 1919[6] - de reconstituer l’identité cultuelle de la commune, se manifestent et se développent bon nombre de signes d’innovation, que ce soit en termes de plan, de matériaux employés et de traitement des volumes.

Un espace redéfini, conjonction d’évolutions liturgiques et techniques

Les mutations, lentes mais évidentes, de la liturgie, à l’issue de la Première Guerre mondiale, déterminent de nouveaux rapports des fidèles à l’espace cultuel. Le développement d’une liturgie communautaire, qui préfigure l’autre après-guerre, le rôle accordé à la célébration eucharistique et à la vision de l’autel par l’assemblée, impliquant un dégagement de l’espace et des supports, la place particulièrement affirmée accordée au chemin de croix et au rite processionnel qui l’accompagne, en rapport avec la commémoration du sacrifice des soldats, imposent le choix de plans d’églises en rapport avec ces préoccupations nouvelles. D’où le développement d’édifices à vaisseau unique qui scandent le paysage des départements dévastés. Ce principe, inauguré par l’église Saint-Louis de Vincennes en région parisienne (architectes Jacques Droz (1882-1955) et Joseph Marrast (1881-1971))[7], dès 1924, est notamment reproduit, en Picardie, par ledit Jacques Droz pour l’église Saint-Martin de Vendhuile (Aisne)[8], et par Godefroy Teisseire (1874-1938), en ses églises Saint-Martin de Hangest-en-Santerre[9](fig. n°4) et Saint-Pierre de Lamotte-Warfusée (Somme)[10].


Fig. 4 - Hangest-en-Santerre (Somme), église Saint-Marti...

L’aménagement de ces amples espaces intérieurs, libérés de la prolifération des cloisonnements et des supports, est rendu possible et encouragé par les apports de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques, tout autant appliqués au plan qu’aux volumes, avec la faveur que retrouve de ce fait auprès des architectes le principe de la coupole.

En effet, si le plan au sens strict du terme, ne change pas (la très grande majorité des églises continue d’adopter un plan allongé ou en croix latine), on assiste à un renouvellement des volumes, en particulier des modes de couvrement, également favorisé par l’emploi généralisé de la brique creuse ou du contreventement en béton. Ainsi, à l’église Saint-Martin de Martigny-Courpierre (Aisne)[11], l’architecte Albert-Paul Müller (1889-1965) use pour la nouvelle église, de plan en croix latine, d’une voûte parabolique pour la nef, alors que la croisée du transept est sommée d’une coupole en béton translucide.


Fig. 5 - Martigny-Courpierre (Aisne), église Saint-Marti...


Fig. 6 - Martigny-Courpierre (Aisne), église Saint-Marti...

fig. 5

fig. 6

(fig. n°5, n°6)

De même, le plan allongé avec tour-clocher hors œuvre, accompagné souvent de références néogothiques simplifiées ou stylisées, est loin d’être délaissé dans le renouvellement des formes puisque trois églises majeures de la Première Reconstruction s’y réfèrent directement, par l’obédience à l’un des grands modèles de l’architecture religieuse de l’immédiat après-guerre, l’église Notre-Dame du Raincy, des frères Perret (Auguste (1874-1954) et Gustave (1876-1952))[12]. Ces trois églises picardes, qui, certes, pour deux d’entre elles, se juxtaposent à une partie de l’édifice antérieur conservée et restaurée, sont Saint-Géry de Brie (Somme), œuvre de Jacques Debat-Ponsan (1882-1942), Saint-Pierre de Roye[13] et Saint-Vast de Moreuil[14] (Somme), reconstruites par les architectes parisiens Charles Duval (1873-1937) et Emmanuel Gonse (1880-1954).

Le béton, affichage de la modernité pour les églises reconstruites

Si certains matériaux relativement inédits comme la brique creuse (système Fabre ou Trapon) sont abondamment employés par les architectes sur les chantiers d’églises reconstruites de Picardie, en raison de leur coût modique et de leur commodité de mise en œuvre, c’est évidemment le béton, armé ou moulé, qui demeure l’élément d’innovation majeur dans le contexte de la réédification des sanctuaires. Absent des églises picardes avant 1914, il y fait une entrée en force remarquée dans les années 1920-1930. Tantôt dissimulé sous un revêtement traditionnel, tantôt arboré avec franchise voire fierté, le béton revêt toutes les formes d’usages et de manifestations.


Fig. 7 - Feuillet publicitaire présentant le système de ...


Fig. 8 - Rouvrel (Somme), église Saint-Martin. Voûte de ...

fig. 7

fig. 8

(fig. n°7, n°8)

Initialement, les qualités d’économie et de rapidité de mise en œuvre du béton - qualités hautement appréciées dans le contexte de la Reconstruction - encouragent son emploi. C’est ainsi que les sanctuaires sinistrés majeurs de Picardie, telles que la cathédrale Notre-Dame de Noyon (Oise)[15] ou la collégiale de Saint-Quentin (Aisne)[16] reçoivent une charpente en béton armé en lieu et place d’une charpente en chêne, dont le coût et la rareté du bois d’œuvre rendent inenvisageable la restitution.

Le béton « invisible » n’est pas le moins intéressant. C’est celui qui est employé désormais pour bon nombre d’édifices cultuels afin d’assurer la stabilité des fondations et consolider la structure architectonique. Des semelles en béton armé permettent souvent aux architectes, lorsque le monument est rebâti sur son emplacement antérieur, de remédier au très mauvais état des fondations préexistantes et des sols anciens par suite des bouleversements de la guerre. Même solution en élévation avec le développement des chaînages périphériques venant conforter, par exemple, les tours clochers. Fondations et chaînages en béton peuvent aussi être appliqués à l’ensemble de l’édifice, formant désormais, avec plafonds et charpentes issus du même matériau, la véritable colonne vertébrale du nouvel édifice. Le plus souvent, ce squelette, cette ossature, sont dissimulés sous une peau plus familière, comme à l’église de l’Assomption de Beuvraignes (Somme) (Duval et Gonse, architectes), où la tour clocher est entièrement dotée d’un parement de briques de four, soigneusement mis en œuvre. À Saint-Géry de Brie (Somme), le rigoureux Jacques Debat-Ponsan masque la structure en béton par un revêtement raffiné de dalles de comblanchien agrafées, selon une technique qu’il appliquera à certains de ses bâtiments administratifs parisiens.


Fig. 9 - Beuvraignes (Somme), église Saint-Martin. Façad...


Fig. 10 - Brie (Somme), église Saint-Géry. Tour-clocher,...

fig. 9

fig. 10

(fig. n°9, n°10)

Quand le béton se décide à paraître au regard, il peut prendre soin de se fondre discrètement dans le paysage architectonique ambiant, notamment dans les régions de pierre de taille abondante et bon marché (Laonnois, Soissonnais, Valois). C’est le cas, entre autres, à Saint-Médard de Nanteuil-la-Fosse (Aisne) (Charles Halley (1884-1972), architecte), à Saint-Martin de Martigny-Courpierre ou à Saint-Martin de Monthenault (Aisne) (Albert-Paul Müller, architecte)[17], où l’insertion du béton se cantonne à la flèche du clocher, au réseau des baies et à un certain nombre d’éléments saillants, le tout se conjuguant avec la pierre ou le moellon calcaires prédominants.


Fig. 11 - Nanteuil-la-Fosse (Aisne), église Saint-Médard...


Fig. 12 - Martigny-Courpierre (Aisne), église Saint-Mart...

fig. 11

fig. 12

(fig. n°11, n°12)

Plus rarement, le béton s’affiche de manière nettement plus explicite, par l’intermédiaire d’éléments architecturaux valorisants, comme les flèches ajourées des tours-clochers de Sainte-Marguerite de Vermand, Saint-Remi de Roupy et Saint-Quentin de Jussy (Aisne), œuvres des architectes saint-quentinois Jean Charavel et Marcel Melendès, ou celle, plus gracile, de Saint-Pierre de Lamotte-Warfusée. Mais il peut aussi se conjuguer aux matériaux traditionnels - brique ou moellon calcaire par exemple - pour laisser apparaître de manière franche et directe la véritable structure de l’édifice. C’est le cas pour la tour-clocher et la façade de Saint-Waast de Moreuil (Somme), ou pour la tour-clocher, la nef et le transept de l’église Saint-Pierre de Roye (Somme), où les architectes composent délibérément une ossature de béton armé apparent en laquelle viennent s’inscrire de manière légèrement concave des panneaux de brique de pays, le tout évoquant la tradition architectonique régionale de l’association de la brique et de la pierre. Des baies à claustras néo-flamboyants évoquent l’édifice partiellement disparu et forment correspondance avec le chœur en pierre de taille du XVIe siècle reconstruit par l’architecte en chef des Monuments historiques Henry Moreau (1865- ?).


Fig. 13 - Lamotte-Warfusée (Somme), église Saint-Pierre....


Fig. 14 - Moreuil (Somme), église Saint-Waast. Façade oc...

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Fig. 15 - Roye (Somme), église Saint-Pierre. Façade occi...


Fig. 16 - Roye (Somme), église Saint-Pierre. Tour-cloche...

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(fig. n°13, n°14, n°15, n°16)


Fig. 17 - Dancourt-Popincourt (Somme), église Saint-Mart...

L’apothéose accordée à la modernité est atteinte lorsqu’une partie de l’édifice est intégralement dévolue au béton, comme c’était le cas du clocher-tour de l’église du Sacré-Cœur de Tergnier (Aisne), malheureusement détruit lors de la Seconde Guerre mondiale (Édouard Monestès (1885-1944), architecte), ou pour le chœur de l’église Saint-Martin de Dancourt, à Dancourt-Popincourt (Somme) (Albert Montant (1882-1941), architecte) (fig. n°17). En cette même église de Dancourt, une innovante disposition architecturale dicte une technique décorative novatrice - à moins qu’elle ne soit dictée par celle-ci : celle de la dalle de verre. C’est en effet le principe de la baie rectangulaire ou en bande, qui accompagne le principe de cette invention ornementale, inaugurée, en Picardie et en France, à la chapelle du cimetière de Grivesnes (Somme) - Louis Duthoit, architecte -, dès 1929 par l’atelier Gaudin, avant d’être spectaculairement mis en scène à Saint-Martin de Dancourt (Somme) l’année suivante.


Fig. 18 - Dancourt-Popincourt (Somme), église Saint-Mart...


Fig. 19 - Grivesnes (Somme), chapelle du cimetière. Chev...

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Fig. 20 - Grivesnes (Somme), chapelle du cimetière. Dall...


Fig. 21 - Dancourt-Popincourt (Somme), église Saint-Mart...

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(fig. n°18, n°19, n°20, n°21)

Car le béton, et c’est bien là encore un des principaux axes de modernité de la reconstruction des églises en Picardie, est aussi le support de nouvelles techniques ornementales. Mieux, le béton se fait décor. Sans parler des techniques de bouchardage, d’égrisage ou de polissage, le matériau se prête, par sa malléabilité, à des applications décoratives résolument novatrices. La sculpture sur béton frais, dont le sculpteur Raymond Couvègnes (1893-1985) est l’un des pionniers au tympan de Saint-Martin d’Arvillers (Somme) (Duval et Gonse, architectes), ou, plus fréquemment, en béton moulé, que le même Couvègnes illustre aux tympans et porches-narthex des églises Saint-Vast de Moreuil et Saint-Pierre de Roye, est abondamment employée sur les chantiers d’église. On peut citer, entre autres, la statuaire des clochers de Saint-Martin de Martigny-Courpierre par Émile-Just Bachelet (1892- ?), et Saint-Maurice de Brancourt-en-Laonnois (Aisne) (Albert-Paul Müller, architecte), par Gabriel Dufrasne, ou encore le tympan en béton moulé du portail de l’église Saint-Remi de Fontenoy (Aisne) (Édouard Monestès, architecte) par Jacques Martin.


Fig. 22 - Arvillers (Somme), église Saint-Martin. Tympan...


Fig. 23 - Roye (Somme), église Saint-Pierre. Tympan de l...

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Fig. 24 - Martigny-Courpierre (Aisne), église Saint-Mart...


Fig. 25 - Fontenoy (Aisne), église Saint-Rémi. Tympan du...

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(fig. n°22, n°23, n°24, n°25)


Fig. 26 - Bazentin (Somme), église Notre-Dame-de-la-Nati...

De manière générale, architectes et artistes, imprégnés de la notion de franchise et de vérité des matériaux et des techniques, s’attachent à faire en sorte que le décor monumental fasse corps avec l’architecture de la façon la plus homogène possible. D’où le succès de la sculpture sur béton, le développement de la technique des sgraffites, appliqués parfois à l’extérieur des édifices, comme à l’église Saint-Didier de Chaulnes (Somme)[18] (Godefroy Teisseire, architecte), par Dominique Aldighieri, ou le renouveau de la peinture à fresque, dont Henri Marret, Eugène Chapleau et Louis Mazetier sont les principaux artisans en Picardie. Il est jusqu’à la céramique qui, par les mains talentueuses de Maurice Dhomme, revêt des tonalités chatoyantes, non seulement l’âme du mobilier en béton de certaines églises, mais aussi des éléments architecturaux, comme le décor des baies de l’église de la Nativité de Bazentin (Somme) (Joseph Andrieu, architecte) (fig. n°26), ou la poutre de gloire en béton de l’église Saint-Fursy de Pys (Somme) (Andrieu, architecte).


Fig. 27 - Chaulnes (Somme), église Saint-Didier. Sgraffi...


Fig. 28 - Chaulnes (Somme), église Saint-Didier. Sgraffi...

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(fig. n°27, n°28)

Un renouvellement « rassurant » des formes de l’architecture religieuse


Fig. 29 - Hardecourt-au-Bois (Somme), église Saint-Marti...

Si l’apparence globale des églises rebâties en Picardie après la Première Guerre mondiale offre un panorama formel majoritairement traditionnel, tant en termes de plan que d’expression architecturale, la stylisation des volumes demeurant néanmoins l’apanage de cette période, il ne s’agit là que d’une apparence. Le renouvellement ou la recomposition des matériaux et des techniques y est réel, et si le premier édifice cultuel traité entièrement en béton est élevé en région parisienne, à Rungis[19], dès 1909, par Édouard Bérard, les régions dévastées explorent, dès le début des années 1920, les immenses possibilités offertes par ce matériau.

Pourtant, le béton n’est pas le seul matériau à tenir cette place d’excellence dans l’innovation plastique et l’expression de la modernité. L’usage omnipotent de la brique dans le paysage de la Première Reconstruction traduit, par ses emplois renouvelés et actualisés d’innovantes sollicitations, tant par ses modules diversifiés que par sa mise en œuvre dans le traitement décoratif des parements. Il n’est que de relever ce que le « moine-architecte » dom Paul Bellot (1876-1944), dénommé justement le « poète de la brique », réalise en la petite église Saint-Martin de Hardecourt-au-Bois (Somme) (fig. n°29), avec ses claustras de brique, pour comprendre la modernité que la simple réécriture des formes traditionnelles porte en elle.

Le décor intérieur des églises : un nouveau champ d’expériences (Alexandra Gérard)

Un sujet encore peu étudié

Le décor et le mobilier liturgique des églises construites en Picardie après la Première Guerre mondiale restent encore peu étudiés aujourd’hui. Il existe quelques articles récents sur ces sujets, publiés dans des catalogues d’expositions[20]. Cependant, aucun travail fondamental basé sur un inventaire systématique du type de décor et de mobilier de ces églises n’a été entrepris à ce jour. En revanche, quelques études portant sur des artistes décorateurs actifs en Picardie ont été menées, notamment sur Louis Mazetier, autour duquel une association a été créée[21]. En parallèle, des recherches ont été entreprises sur certaines techniques décoratives comme le vitrail[22].

Si les sources publiées sont maigres, il convient néanmoins de signaler Le Mobilier des églises. Ce petit manuel destiné aux artistes et aux artisans œuvrant à l’aménagement mobilier des édifices reconstruits a été rédigé au milieu des années 1920 par l’architecte Pierre Ansart[23], fondateur du Groupement de Notre-Dame des Arts, organisé « pour fournir aussi bien aux communes et au clergé tout ce qui peut intéresser le mobilier, la décoration et la reconstruction des églises ».

À partir de cette bibliographie, nous présenterons une modeste synthèse de l’état des connaissances sur les questions du décor et du mobilier des églises picardes de la Première Reconstruction, avant de porter un regard sur la conservation de ce patrimoine.

En outre, il convient de préciser que peu d’églises, sur le nombre d’édifices reconstruits ou restaurés, ont réellement bénéficié d’une ornementation intérieure et d’un ameublement dignes de ce nom. Les églises intéressantes en ce domaine se regroupent autour de quelques noms d’architectes qui travaillent avec les mêmes équipes d’artistes et d’artisans. Quelques-unes de ces églises seront évoquées ici.

Un art total

En Picardie, comme dans les autres régions particulièrement touchées par les destructions de la Première Guerre mondiale, il faut à la fois reconstruire vite et de la manière la plus économique possible, une double contrainte qui conduit dans certains cas à un véritable renouvellement du décor des églises. Il convient toutefois de souligner le contraste souvent frappant entre l’architecture et le décor pour un même édifice, un parti architectural banal dissimulant parfois un aménagement intérieur d’une grande richesse. Le béton est le matériau privilégié, car sa rapidité de mise en œuvre correspond parfaitement à la recherche de modernité des architectes et artistes décorateurs de l’époque. L’intérêt artistique de certaines églises de la Première reconstruction réside très largement dans la nouveauté indéniable de leur décor, avec des œuvres inédites aux formes simplifiées et géométrisées, même si cette recherche formelle ne va pas jusqu’à remettre en cause la figuration ou les règles iconographiques traditionnelles. Ce nouveau vocabulaire formel contraste d’ailleurs fortement avec la silhouette de ces édifices, souvent héritière de celle du XIXe siècle, comme à Saint-Jacques-le-Majeur de Villers-Tournelle (Somme) ou à Saint-Martin de Bichancourt (Aisne).


Fig. 30 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacque...


Fig. 31 - Bichancourt (Aisne), église Saint-Martin. Vue ...

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(fig. n°30, n°31)

Le trait majeur du décor de certaines églises est son caractère homogène : les artistes décorateurs ont véritablement conçu la décoration de ces édifices de manière globale, depuis le décor monumental jusqu’au luminaire, en passant par les autels ou les fonts baptismaux. La formation de groupements d’artistes a favorisé cette recherche. Le Groupement de Notre-Dame-des-Arts, qui rassemblait des artistes et artisans amiénois, a ainsi joué un rôle capital en Picardie, avec comme chef de file Gérard Ansart (1903-1991), peintre, créateur de vitraux, de mosaïques et de mobilier[24]. De même, soulignons l’importance en Picardie d’ateliers comme celui de Jean Gaudin, qui a su recruter des artistes aussi polyvalents que le peintre et cartonnier Louis Mazetier, actif dans le domaine du vitrail, de la mosaïque et de la peinture murale.

Cette idée d’art total n’est cependant pas nouvelle. On trouve déjà dans l’Art nouveau cette volonté de concevoir tous les éléments d’un ensemble architectural en même temps. Parallèlement, cet art a aussi démontré qu’il était possible d’utiliser les matériaux de l’âge industriel. Les artistes des années 1920 reprennent cet héritage, mais avec un vocabulaire et des techniques inédits.

Le décor monumental


Fig. 32 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Déc...

La sculpture monumentale, lorsqu’elle est sollicitée, se concentre sur les parties traditionnellement ornées des églises : les portails et leurs tympans, les façades, les clochers à l’extérieur, et les chapiteaux à l’intérieur (fig. n°32). La sculpture monumentale, en particulier le bas-relief, connaissent en effet à cette époque une véritable renaissance. Le décor porté participe souvent du projet de reconstruction ou de restauration de l’édifice, au détriment de la statuaire d’autel, laissée à la charge des paroisses impécunieuses, ce qui explique l’absence relative d’œuvres de qualité. Cette dernière production, du reste, avait déjà commencé à s’effacer à partir du milieu du XIXe siècle avec la production industrielle des « sainteries », qui continue à orner les églises après la Première Guerre mondiale.


Fig. 33 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Déc...


Fig. 34 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Cha...

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(fig. n°33, n°34)

Le vitrail et la peinture murale constituent les deux autres arts décoratifs majeurs. Cette dernière s’impose au détriment du tableau de chevalet et bénéficie d’un renouvellement des techniques, avec notamment le recours au béton comme support préparatoire. Celui-ci joue aussi un rôle déterminant dans la mise en œuvre de la plupart des techniques décoratives : matière première des bas-reliefs, il est utilisé comme remplage pour la création de verrières. Il sert enfin de support à la mosaïque et au sgraffite, deux autres arts remis à l’honneur par les artistes décorateurs de l’entre-deux-guerres.


Fig. 35 - Bichancourt (Aisne), église Saint-Martin. Cruc...


Fig. 36 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Déc...

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Fig. 37 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Déc...


Fig. 38 - Authuille (Somme), église Saint-Fursy. Autel d...

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(fig. n°35, n°36, n°37, n°38)

Le mobilier

Le mobilier de certaines églises de la Première reconstruction s’harmonise avec leur décor monumental par son style Art déco qui répond aux formes simples et géométrisées de la sculpture ou de la peinture, et par ses matériaux, notamment le béton. Le mobilier a parfois été pensé de manière globale avec l’ambition de créer des ensembles complets dans lesquels aucun des meubles ou des objets du culte n’est oublié. Dans le petit manuel de Pierre Ansart[25] apparaît bien cette volonté d’expliquer la fonction de chaque élément du mobilier liturgique afin de faciliter le travail des artistes et des artisans : le maître autel, avec « la croix qui doit toujours dominer l’autel (…) accompagnée de six lumières », les autels latéraux, la table de communion, l’ambon, la chaire, le confessionnal, les fonts baptismaux, la lampe de sanctuaire, les bénitiers ou encore le luminaire font l’objet d’une notice détaillée. La petite église Saint-Jacques-le-Majeur de Villers-Tournelle (Somme), dont le mobilier est signé de Pierre et Gérard Ansart, offre une très bonne illustration de ce type de création totale. Ici, la plupart des éléments précités sont présents, ainsi que l’aménagement de la sacristie meublée d’une armoire et d’un chasublier. Dans ce modeste édifice à l’architecture encore tributaire des modèles du XIXe siècle, on est frappé par la qualité du mobilier, dont les matières premières sont la pierre (autels et fonts baptismaux) et le bois (confessionnaux et meubles de sacristie). Les autels sont agrémentés d’un très beau décor de ferronnerie, que l’on retrouve sur les chandeliers et sur le magnifique lustre qui éclaire la nef.


Fig. 39 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacque...


Fig. 40 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacque...

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Fig. 41 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacque...


Fig. 42 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacque...

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Fig. 43 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacque...


Fig. 44 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacque...

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Fig. 45 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacque...


Fig. 46 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacque...

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fig. 46

(fig. n°39, n°40, n°41, n°42, n°43, n°44, n°45, n°46)

Ce type de mobilier aux formes simples se retrouve dans la plupart des églises reconstruites. Les éléments de ferronnerie à Villers-Tournelle (Somme), ou de mosaïques à Sainte-Radegonde de Cartigny (Somme) (fig. n°47), permettent d’individualiser le mobilier de chaque édifice. De cette façon, si le style et le dessin des différents éléments se rejoignent d’une église à l’autre, ils ne sont jamais identiques. Dans un contexte d’urgence et de pénurie, la plupart du mobilier des églises est acheté sur catalogue, mais certains artistes décorateurs ont su créer des ensembles de mobilier cohérents, uniques, riches et raffinés, dont l’inventaire reste à faire.


Fig. 47 - Cartigny (Somme), église Sainte-Radegonde. Déc...

Un patrimoine encore peu protégé et fragile

La protection au titre des Monuments historiques de ce patrimoine reste faible. Certains édifices majeurs de la reconstruction sont d’ores et déjà protégés, comme les églises Saint-Waast de Moreuil ou Saint-Pierre de Roye (Somme), Saint-Martin de Martigny-Courpierre ou Sainte-Marie-Madeleine de Mont-Notre-Dame (Aisne)[26], ce qui induit la prise en compte de leur décor monumental et des éléments jugés immeubles par destination, comme les autels. Cependant, la plupart des ensembles ornementaux ou mobiliers des années 1920 ne bénéficie d’aucune mesure de classement ou d’inscription en tant qu’objet mobilier, signe que ce patrimoine est pour l’instant insuffisamment connu et reconnu en tant que tel.

En témoigne l’état de dégradation de certains décors et objets. Plusieurs ont tout simplement été détruits, plus ou moins partiellement : dans l’église Saint-Martin de Chauny (Aisne), une grande partie des peintures murales de Louis Mazetier a été badigeonnée. D’autres ont subi des dégradations : la table de communion de Saint-Jacques-le-Majeur de Villers-Tournelle (Somme) a ainsi été démontée et entreposée sans soin dans la sacristie, l’autel de Saint-Crépin-et-Saint-Crépinien de Lassigny (Oise) a été en partie repeint.


Fig. 48 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacque...


Fig. 49 - Lassigny (Oise), église Saint-Crépin-et-Saint-...

fig. 48

fig. 49

(fig. n°48, n°49)

Parallèlement, il faut souligner la relative fragilité matérielle de ce patrimoine, conçu dans un contexte d’urgence et avec des matériaux nouveaux. Le conserver suppose alors de répondre à des problématiques de restauration complexes : une étude préalable qui permettra de déterminer la technique et les matériaux constitutifs du décor ou de l’objet, est indispensable. Le projet de restauration du chemin de croix en mosaïque de l’église Saint-Pierre-ès-Liens de Blérancourt (Aisne) nécessite aussi une étude afin de connaître la nature exacte de son support, dont on peut présumer qu’il est en partie constitué de béton (fig. n°50). La nouveauté des techniques utilisées par les artistes de la Reconstruction demande donc aujourd’hui une réflexion sur les méthodes de restauration, qui doivent elles-mêmes être adaptées et renouvelées.


Fig. 50 - Blérancourt (Aisne), église Saint-Pierre-ès-Li...

Une politique de protection et de restauration

Depuis le début des années 1990, l’intérêt des spécialistes pour le décor et le mobilier des églises de la Première reconstruction est manifeste. La Conservation régionale des Monuments historiques de Picardie a la volonté de poursuivre le travail de recherche et de mise en valeur entrepris. Elle initie aujourd’hui une thématique de protection des églises du XXe siècle, comme Saint-Martin de Bichancourt (Aisne), dont l’architecture extérieure est sans grand intérêt, mais dont le décor intérieur et le mobilier sont remarquables. Parallèlement, des projets de restauration sont en cours, comme à Saint-Pierre-ès-Liens de Blérancourt (Aisne) ou Saint-Pierre de Roye (Somme), dont les plaques en cuivre repoussé du portail de l’église créées par le sculpteur Raymond Subes (1891-1970) seront restaurées en 2009[27].


Fig. 51 - Roye (Somme), église Saint-Pierre. Tétramorphe...


Fig. 52 - Roye (Somme), église Saint-Pierre. Aigle de sa...

fig. 51

fig. 52

(fig. n°51, n°52)

Les églises du canton de Braine (Aisne) : de la restauration à la reconstruction intégrale (Frédéric Fournis)

Formant la partie orientale du Soissonnais, le canton de Braine est traversé par la R.N. 31 reliant Soissons à Reims, qui suit la vallée de la Vesle. Il est limité au nord par l’Aisne, et se fond au sud parmi les collines du Tardenois. Ce vaste territoire (41 communes) a été épargné par les combats durant une grande partie du conflit. En effet, l’armée allemande traverse le bourg de Braine au début du mois de septembre 1914 avant d’être repoussée vers le nord à la suite de la victoire de la Marne ; la ligne de front se fixe au nord de l’Aisne de novembre 1914 à mars 1917.

L’attaque allemande des 27 et 28 mai 1918 sur le front de l’Ailette place sous contrôle ennemi une grande partie du sud du département de l’Aisne, jusqu’à la Marne. Mais la contre-offensive alliée, organisée dès la fin du mois de juillet 1918 permet de regagner les 3 et 4 août les rives de l’Aisne, où le front se stabilise. La 5e armée reprend l’offensive sur la Vesle le 4 septembre, épaulée de part et d’autre par des divisions d’infanterie américaine et italienne, et gagne la vallée de l’Aisne. Bien plus que l’invasion allemande, dont la surprise et la rapidité ont limité les combats et les destructions, la seconde période, avec les retraits et reprises des occupants successifs, est terrible. En septembre 1918, les armées alliées délivrent des villages désertés par leurs habitants, dévastés, voire complètement ruinés.

Un vaste terrain de recherche

En 1914, le canton de Braine comptait quarante églises paroissiales, datant presque toutes de l’époque médiévale (XIIe et XIIIe siècles). Aucune n’a traversé le conflit indemne : sept ont été complètement détruites (Chassemy[28], Ciry-Salsogne[29], Limé[30], Mont-Notre-Dame[31], Perles[32], Sermoise[33] et Villers-en-Prayères[34]), quatre ont été très endommagées (Augy[35], Bazoches-sur-Vesles[36], Presles-et-Boves[37] et Vasseny[38]), les autres supportant des dégâts plus ou moins graves, affectant principalement le clos et le couvert.

Les édifices classés au titre des Monuments historiques ont été fidèlement relevés, à l’exception de Mont-Notre-Dame. En outre, dix-neuf églises du canton ont été classées dans l’immédiat après-guerre pour favoriser leur reconstruction à l’identique en s’inspirant du modèle ancien, qui a été de fait le choix retenu pour la très grande majorité des églises, quel que soit leur niveau de dégradation. Lucien Sallez (1868-1963), puis Émile Brunet (1872-1952), architectes des Monuments historiques, furent les principaux maîtres d’œuvre des chantiers de reconstruction dirigés sur place par Robert Chaleil, architecte ordinaire des Monuments historiques et architecte de la coopérative diocésaine de reconstruction des églises.

L’inventaire topographique du canton a ainsi permis d’étudier une dizaine d’églises, restaurées ou reconstruites, présentant un décor de cette période[39]. Elles illustrent la variété des interventions novatrices, dans le cadre de restaurations ou de reconstructions totales.

Le vitrail, entre tradition et modernité

Qu’elles aient été peu ou plus sérieusement touchées par les combats, toutes les églises ont vu une grande partie de leur vitrerie soufflée. Dans ce domaine, il y avait peu de verrières anciennes, mais surtout des œuvres ou ensembles plus ou moins cohérents de la seconde moitié du XIXe siècle. Dans la majeure partie des cas, le manque de moyens n’a autorisé qu’un remplacement par des panneaux losangés en verre blanc. Certaines églises, en revanche, ont bénéficié d’ensembles décoratifs plus ambitieux, réalisés par des ateliers renommés.


Fig. 53 - Acy (Aisne), église Saint-Médard. Saint Franço...

En l’église Saint-Médard d’Acy[40], le contraste est grand entre les verrières du bas-côté nord, commandées par des familles du village à l’atelier des frères Henri et Joseph Mauméjean[41], et celles du bas-côté sud, du transept et du chœur, réalisées par l’atelier Jacques Simon (1875-1965)[42]. Dans la première série, les saints de l’Église de France sont représentés de façon traditionnelle dans un cadre architecturé héritier du vitrail archéologique du XIXe siècle. Les figures qui leur font face, en revanche, adoptent une sobriété caractéristique de l’esthétique de l’époque (fig. n°53).


Fig. 54 - Augy (Aisne), église Saint-Remi. La Bataille d...

L’atelier de Louis Barillet (1880-1948) et de ses collaborateurs, Jacques Le Chevallier (1896-1987) et Théodore-Gérard Hanssen (1885-1957), qui domine la création de vitrail des années 1920-1930, a travaillé dans plusieurs églises du canton. En l’église Saint-Remi d’Augy, l’ensemble des verrières réalisées vers 1930 puise dans la veine nationale : tandis que dans l’abside sont représentés des personnages de l’époque mérovingienne liés à l’évangélisation de la région (Berthe, Clotilde, Clovis et Gondebaud), l’Annonciation et la Bataille de Bouvines(fig. n°54) se font face dans le transept[43]. L’intervention de l’atelier est plus classique dans l’église Saint-Remi de Sermoise. Dans le chœur, les quatre évangélistes entourent Abraham et Melchisédech, tandis que les verrières décoratives du transept évoquent les litanies de la Vierge[44].


Fig. 55 - Braine (Aisne), église Saint-Yved. Les quatre ...

Le peintre-verrier Jacques Gruber (1870-1936), un des maîtres de l’École de Nancy, est également un des artisans du renouveau du vitrail de la Reconstruction. Il réalise de 1924 à 1929 vingt-et-une verrières pour l’église Saint-Yved de Braine[45]. Dans trois chapelles et sur la rose nord, il fait explicitement référence au vitrail médiéval en souvenir des verrières archéologiques du XIXe siècle. En revanche, il a montré une grande liberté formelle et chromatique dans le chœur, la chapelle des fonts baptismaux (fig. n°55) et la rose sud. L’ensemble des verrières de Braine a probablement incité le vicomte Louis Dauger à faire appel à Gruber (1870-1936) pour exécuter en 1932 l’ensemble des verrières de l’église Saint-Nicolas de Paars[46]. Les verrières à personnages représentent, aux côtés de la Vierge et du patron de l’église, des saints fondateurs d’ordres religieux (François d’Assise, Claire, Augustin). Les personnages, à l’attitude dynamique, occupent tout l’espace de la baie, ce qui est un des caractères dominants du vitrail de l’entre-deux-guerres.

Le peintre et cartonnier Louis Mazetier (1888-1952), artiste emblématique de l’art sacré de la première moitié du XXe siècle, donne en 1935 les maquettes des trois verrières des baies de l’abside de l’église Saint-Rupert de Vasseny[47]. Ces dernières n’ont jamais été réalisées, mais l’artiste a signé probablement peu après le carton de la verrière éclairant les fonts baptismaux, réalisée par le peintre verrier Raphaël Lardeur, composition colorée aux figures hiératiques (fig. n°56)[48].


Fig. 56 - Vasseny (Aisne), église Saint-Rupert. Baptême ...

Le renouveau de la peinture monumentale

Si le vitrail constitue un domaine d’intervention courant dans une église, la peinture monumentale connaît en revanche, quant à elle, un véritable regain d’intérêt durant les années 1920-1930. Les chantiers de la Reconstruction ont souvent fait appel à cette technique qui permet un traitement décoratif à grande échelle de l’espace intérieur, pour les nouveaux sanctuaires comme pour les églises anciennes qui, particulièrement éprouvées, ont employé une partie de leurs dommages de guerre à la réalisation d’une ou plusieurs compositions murales.


Fig. 57 - Augy (Aisne), église Saint-Remi. Couronnement ...

La paroi est du bras nord de l’église Saint-Remi d’Augy est ornée d’une scène représentant le Couronnement de la Vierge[49](fig. n°57). Le projet a été présenté par le peintre Jacques Joly en 1931 dans le cadre des travaux de restauration de l’édifice. L’artiste fut l’un des acteurs du renouveau de la peinture religieuse monumentale de l’entre-deux-guerres. La technique de la fresque donne une grande fraîcheur de coloris à la composition originale, centrée sur la figure de la Vierge entourée de personnages de la vie quotidienne contemporaine.


Fig. 58 - Villers-en-Prayères (Aisne), église Saint-Méda...

Le décor du cul-de-four polygonal de l’église Saint-Médard de Villers-en-Prayères représente la Résurrection du Christ(fig. n°58)[50]. Il porte la date de 1926 ainsi que la signature du peintre, décorateur et illustrateur Eugène-Martial Simas (1862- ?), figure du style Art nouveau qui collabora entre autres avec la manufacture de faïence de Sarreguemines. L’artiste puise dans l’iconographie médiévale pour figurer le Christ ressuscité dans une mandorle, entouré d’un décor végétal.

L’ensemble à la fois le plus complet et le plus abouti est le chemin de croix peint en 1937 par Louis Mazetier en l’église Saint-Rupert de Vasseny (fig. n°59)[51]. L’ensemble est conçu comme un cycle narratif continu déployé en bandeau sur les parois des bas-côtés. Les stations, qui s’imbriquent entre elles et se dilatent hors du cadre, en accentuent le caractère expressif. Les scènes de la paroi sud, plus schématiques et plus dépouillées que celles de la paroi nord, sont peut-être inachevées.


Fig. 59 - Vasseny (Aisne), église Saint-Rupert. Chemin d...

Un domaine plus limité : le mobilier liturgique


Fig. 60 - Saint-Mard (Aisne), église Saint-Médard. Maîtr...

À l’exception de quelques chantiers de reconstruction intégrale particulièrement ambitieux, peu d’éléments intéressants ont été relevés dans le domaine du mobilier liturgique. Seuls deux éléments se démarquent du reste de la production du mobilier d’architecture : il s’agit des deux maîtres-autels érigés d’après le modèle de Robert Chaleil, architecte de la coopérative diocésaine de reconstruction des églises. L’autel de l’église Saint-Médard de Saint-Mard[52], dont le projet date de 1931, est paré d’un décor peint complété de mosaïque de style Art déco représentant des entrelacs de feuilles de vignes[53](fig. n°60). Celui de l’église Saint-Rupert de Vasseny, dont le projet date de 1935, est entièrement revêtu de mosaïque formant un décor géométrique[54].


Fig. 61 - Acy (Aisne), église Saint-Médard. Poutre de gl...

Une expérience intéressante a pris forme, à nouveau, à Acy où le fameux ferronnier Richard Desvallières (1893-1962), co-fondateur des Ateliers d’art sacré avec son père, le peintre George Desvallières (1861-1950), a des attaches. Grâce au soutien du maire André Gosset, il y attire le grand sculpteur d’inspiration chrétienne Henri Charlier (1883-1975)[55] et l’ancien élève de celui-ci, le menuisier et sculpteur Fernand Py (1887-1949), membres du groupement d’art religieux l’Arche. Lui-même réalise vers 1930 la poutre de gloire en fer forgé de l’église : il renoue avec la forme traditionnelle du « tref » qu’il orne d’un monumental calvaire, expression éloquente de son style vigoureux[56](fig. n°61). Fernand Py, quant à lui, livre en 1930 un confessionnal et une chaire à prêcher ornés de panneaux en bas-relief peint, dans la veine du mobilier populaire qui lui est chère[57]. Il réalise également le couvercle des fonts baptismaux, surmonté d’une demi-lune de cuivre finement ajourée représentant le symbole des deux colombes s’abreuvant[58].


Fig. 62 - Acy (Aisne), église Saint-Médard. Chaire à prê...


Fig. 63 - Acy (Aisne), église Saint-Médard. Couvercle de...

fig. 62

fig. 63

(fig. n°62, n°63)


Fig. 64 - Couvrelles (Aisne), église Saint-Lubin. Chemin...

On peut ajouter au mobilier religieux quelques chemins de croix intéressants, comme celui de l’église Saint-Lubin de Couvrelles[59](fig. n°64). Il s’agit d’un moulage en plâtre, variante d’un chemin de croix réalisé par Henri Bouchard (1875-1960) pour l’église Saint-Martin de Chauny (Aisne), et qui a connu un certain succès et plusieurs avatars[60]. Les chemins de croix des églises Saint-Remi d’Augy[61] et Saint-Nicolas de Paars[62] auraient été réalisés vers 1925-1930 par un certain Pierre-Auguste Marchand, artiste autodidacte originaire de Limé. Les aplats colorés de pierre dure et de pâte de verre, seulement rehaussés de plomb noir, ne sont pas sans évoquer l’esthétique du vitrail, si sensible dans l’art religieux de la période.

La reconstruction intégrale : des chantiers complets

Parmi les sept églises du canton complètement reconstruites après la Première Guerre mondiale, trois édifices affichent un parti particulièrement ambitieux : Ciry-Salsogne, Limé et Mont-Notre-Dame. Ils témoignent d’une réelle cohérence structurelle et formelle que rehaussent la qualité et la diversité des techniques décoratives mises en œuvre. Ces trois églises sont protégées en totalité depuis peu au titre des Monuments historiques, avec leur décor porté[63].

Anéantie par une mine à retardement à la fin du mois d’août 1918, l’église Saint-Martin de Ciry-Salsogne a été reconstruite de 1924 à 1926 sur les plans de l’architecte parisien Édouard Monestès (1885-1944), qui conduit de nombreux projets d’église en Picardie (Craonnelle[64], Fontenoy, Rollot ou Tergnier). Dans ces églises, comme à Ciry-Salsogne, l’ossature de béton est dissimulée par la pierre qui permet d’intégrer les caractères locaux traditionnels (pignons à redents, clocher en double bâtière) en les adaptant aux exigences de la période (dilatation de l’espace, répartition des volumes). L’espace intérieur dégagé est scandé de quatre colonnes supportant les arcs en plein cintre qui délimitent le chœur, la tribune et les collatéraux. L’église a été présentée à l’importante exposition d’art religieux moderne au musée des Beaux-Arts de Rouen en 1932[65].


Fig. 65 - Ciry-Salsogne (Aisne), église Saint-Martin. Fa...


Fig. 66 - Ciry-Salsogne (Aisne), église Saint-Martin. Vu...

fig. 65

fig. 66

(fig. n°65, n°66)

Le décor sculpté (chapiteaux intérieurs, bas-reliefs des pignons) a été réalisé par Jacques Martin[66], autre figure célèbre de la sculpture pour la période. La statue du Christ rédempteur de Paul Landowski (1875-1961), qui domine le chœur polygonal, est la maquette de la célèbre statue colossale érigée en 1931 sur le mont Corcovado à Rio de Janeiro (Brésil)[67].

Le peintre Louis Billotey (1883-1940), représentant du style figuratif classique des années 1930, participe au décor des églises de Monestès dans l’Aisne. À Ciry-Salsogne, il est l’auteur des cartons des verrières des deux roses latérales polylobées figurant Saint Martin partageant son manteau et Salomé recevant la tête de saint Jean-Baptiste. Elles ont été réalisées par l’atelier Barillet-Le Chevallier-Hanssen, comme les Évangélistes des baies du chœur et la Vierge en majesté de la rose occidentale[68].


Fig. 67 - Ciry-Salsogne (Aisne), église Saint-Martin. Ch...


Fig. 68 - Ciry-Salsogne (Aisne), église Saint-Martin. Vi...

fig. 67

fig. 68

(fig. n°67, n°68)

Le chemin de croix, peint sur toile également par Billotey, est fixé sur le pourtour intérieur de l’édifice[69]. Il est prolongé dans l’abside par un bandeau de mosaïque de l’atelier Barillet, représentant des motifs eucharistiques. On retrouve la mosaïque comme décor du maître-autel et des deux autels latéraux en pierre reconstituée probablement dessinés par Monestès[70].

L’architecte parisien Julien Barbier (1869-1940) est l’auteur en 1910 de l’église Saint-Maurice de Bécon-les-Bruyères, qui illustre parfaitement sa conception d’une architecture religieuse moderne au service d’une foi régénérée. On retrouve ces caractères, notamment son goût pour l’architecture rurale ou paléochrétienne, dans ses réalisations pour la reconstruction des régions dévastées ou les Chantiers du cardinal, dont il est architecte en chef. À Limé, où il est également le maître d’œuvre de la reconstruction des édifices communaux, il propose à partir de 1923 plusieurs projets pour l’église Saint-Remi[71]. Les travaux sont exécutés en 1928 et 1929 par l’entrepreneur E. Lavaux de Braine[72]. La façade de pierre est marquée en son centre par l’entrée de la chapelle des fonts baptismaux, dégageant les deux accès à l’édifice sur les porches latéraux. Le couvrement est formé d’une voûte parabolique en ciment armé qui ouvre largement l’intérieur de l’église en un espace unique.


Fig. 69 - Limé (Aisne), église Saint-Remi. Façade occide...


Fig. 70 - Limé (Aisne), église Saint-Remi. Vue intérieur...

fig. 69

fig. 70

(fig. n°69, n°70)

Les verrières de l’atelier Barillet-Le Chevallier-Hanssen, réalisées de 1929 à 1931, illustrent la vie du saint patron de la paroisse dans l’abside, la légende de saint Hubert[73](fig. n°71) et de Notre-Dame de Liesse dans les deux chapelles latérales, et des épisodes de la vie du Christ dans la nef. La verrière de la chapelle des fonts baptismaux, consacrée à la Chute d’Adam et Ève et à la Nativité, allie de façon traditionnelle la pécheresse et la Vierge[74].


Fig. 71 - Limé (Aisne), église Saint-Remi. Légende de sa...

Des inscriptions liturgiques sont composées en mosaïque sur fond de ciment coloré, due à l’atelier du mosaïste et peintre verrier Jean Gaudin[75], qui domine la production de cette discipline pour la période, de même que le chemin de croix, assez répandu dans les églises de la Reconstruction, dont le modèle est exécuté d’après des cartons de Louis Mazetier[76](fig. n°72). Les parois latérales du chœur polygonal sont ornées de trois scènes peintes à fresque par Jacques Joly et représentent des scènes liées à l’Eucharistie (la Cène, Melchisédech)[77].


Fig. 72 - Limé (Aisne), église Saint-Remi. Chemin de cro...

Bien que le décor sculpté prévu pour la façade n’ait jamais été réalisé, on en retrouve un écho sur le maître-autel dessiné par Barbier et réalisé par les établissements Desprez & Cie à Nogent-sur-Marne, spécialistes de la pierre dure reconstituée. L’autel est surmonté d’un calvaire en haut-relief, dont le modèle grandeur nature a été présenté, sans le tabernacle, dans la chapelle du Christ rédempteur à l’exposition des Arts décoratifs de Paris en 1925[78]. La composition schématique aux figures amples est fidèle à l’esprit de l’époque (fig. n°73).


Fig. 73 - Limé (Aisne), église Saint-Remi. Maître-autel ...

L’ancienne collégiale Sainte-Marie-Madeleine de Mont-Notre-Dame, déjà bien éprouvée par le temps, a été dynamitée par les troupes allemandes lors de leur retraite le 3 août 1918. Une nouvelle église est construite de 1929 à 1933, d’après les dessins des architectes rémois Georges Grange (1907-1988) et Louis Bourquin, selon un parti très ambitieux qui en fait le plus coûteux chantier de reconstruction religieuse pour le département de l’Aisne[79]. Bien que reprenant l’emplacement initial, le nouvel édifice est occidenté afin d’en faciliter l’accès et de dégager l’ancienne crypte. L’élévation extérieure en pierre, monumentale et complexe, se retrouve dans la distribution de l’espace intérieur, où la brique des voûtes tempère l’effet de la pierre omniprésente.


Fig. 74 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-M...


Fig. 75 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-M...

fig. 74

fig. 75

(fig. n°74, n°75)

Le programme sculpté réalisé par le Rémois Ernest Sédiey habille essentiellement l’extérieur de l’édifice[80] ; les statues colonnes ou les bas-reliefs aux contours géométriques s’adaptent particulièrement à la monumentalité du support. Les statues colossales représentent sainte Marie-Madeleine (clocher), Marie-Madeleine et Marthe (pignon du porche), Gérard de Roussillon et Berthe de Sens, fondateurs légendaires de l’église (pignon du bras sud du transept) ; les bas-reliefs ont pour sujet la Crucifixion et leChrist recevant le peuple chrétien dans l’église triomphante (pignons du porche).


Fig. 76 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-M...


Fig. 77 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-M...

fig. 76

fig. 77

(fig. n°76, n°77)

À l’intérieur sont placées les statues de sainte Marie-Madeleine (maître-autel), de la Vierge (clôture de la chapelle de la Vierge), de saint Louis (bas-côté sud), de saint Éloi (bas-côté nord). Des échos de la sculpture monumentale se retrouvent en bas-relief sur certains éléments du mobilier d’architecture en calcaire : les évangélistes (cuve) et le Christ en majesté (revers du dosseret) de la chaire à prêcher[81](fig. n°78) ; les épis de blé et grappes de raisin de la clôture de chœur et du retable du maître-autel[82]. Les éléments de ferronnerie (grilles du porche et de la chapelle des fonts baptismaux, luminaire du chœur) sont l’œuvre du Rémois Marcel Decrion, membre de l’Union rémoise des arts décoratifs[83].


Fig. 78 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-M...

Les verrières ont été réalisées par Jacques Damon d’après les cartons de René Bour[84]. Sur les verrières du bras sud du transept sont figurés les fondateurs légendaires et les bienfaiteurs de l’ancienne collégiale, et dans les bas-côtés les principaux évangélisateurs du Soissonnais. La Légende de sainte Marie-Madeleine, dans l’abside, répond à l’Assomption de la baie occidentale. La rose de la chapelle de la Vierge, dont les remplages reprennent la forme de la croix de guerre, exalte, autour de la figure de saint Michel veillant sur un « poilu » mort, les héros du sacrifice chrétien avec saint Louis, Jeanne d’Arc ou Bayard (fig. n°79). Les trois verrières des petites baies de la chapelle des fonts baptismaux sont ornées de médaillons liés au thème du baptême (agneau aux sept sceaux, Clovis, colombe).


Fig. 79 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-M...

L’auteur de la peinture monumentale est le Breton Eugène Chapleau (1882-1969), artiste lié au mouvement fauviste et très actif sur les chantiers de reconstruction d’églises en Picardie, comme Martigny-Courpierre (Aisne)[85] ou Rollot (Somme). Il est membre des Artisans de l’autel qui collaborent régulièrement avec des architectes comme Barbier. Il est intervenu de façon très localisée à l’intérieur de l’église de Mont-Notre-Dame[86]. L’Ascension revêt le mur sud du passage menant du bras sud du transept à la chapelle des fonts baptismaux. Celle-ci, conçue comme un baptistère circulaire, est presque entièrement revêtue de peinture : Dieu le Père, dans le cul-de-four, surmonte la source de vie qui entoure les trois baies au sud (fig. n°80). Ces compositions sont complétées par le Baptême du Christ et l’Ange de la Rédemption, accompagné de la scène du péché originel. Le cul-de-four de la chapelle de la Vierge porte une grande composition représentant Notre-Dame portant l’Enfant Dieu en rédemption des péchés du monde.


Fig. 80 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-M...

Par le nombre et la variété des chantiers, le canton de Braine offre pour l’art sacré de la Première Reconstruction un champ d’étude particulièrement intéressant. Fidèles aux tendances les plus manifestes de la période, les nouvelles églises se caractérisent par des volumes simples et harmonieux et un espace intérieur dégagé. Si la plupart des influences sont modernes, des sources d’inspiration de type identitaire se décèlent, qu’il s’agisse de l’architecture vernaculaire (formes, matériaux), de l’héritage chrétien (« baptistères » de Limé et de Mont-Notre-Dame) ou de la référence au patriotisme qui caractérise l’après-guerre. Les églises, reconstruites ou restaurées, font largement appel aux techniques décoratives en plein renouveau, dans lesquelles s’illustrent des artistes parmi les plus marquants de leur discipline pour la période.

Gérard Ansart : un architecte-décorateur (Pascale Touzet)

L’intérêt de l’œuvre de l’artiste amiénois Gérard Ansart (1903-1991) s’est imposé lors de l’instruction de quatre dossiers de protection d’églises de la Reconstruction, dans lesquelles il est intervenu. C’est un artiste méconnu. Cette méconnaissance lui est sans doute en partie imputable, puisqu’il n’a jamais beaucoup cherché à se faire valoir, dans son milieu professionnel amiénois comme dans les sphères parisiennes. Le connaître, étudier son œuvre, le situer, le classifier en quelque sorte - même si cette démarche nécessaire heurte dès qu’il s’agit d’un artiste, qui plus est indépendant - est une entreprise difficile, car peu de références ou d’archives permettent de documenter son œuvre.

Gérard Ansart se qualifiait lui-même d’architecte décorateur. Son domaine d’intervention est celui de l’art sacré de l’entre-deux-guerres aux années 1980, essentiellement dans le département de la Somme. Il est issu d’une famille qui s’est illustrée depuis longtemps dans les milieux artistiques et historiques amiénois, ce qui explique peut-être qu’il ait davantage été occulté par la célébrité de ses ancêtres que porté par cette grande lignée d’artistes. Il est en effet l’arrière-petit-fils d’Aimé Duthoit (1803-1869), l’un des deux célèbres frères, sculpteurs dessinateurs, qui dans le courant du XIXe siècle ont déployé leur talent d’« imagiers » du Moyen Âge, comme les qualifiait Viollet-le-Duc. La fille d’Aimé Duthoit, Marie (1839-1917), et son époux Paul Ansart, eurent deux fils, dont Pierre (1873-1941), architecte, le père de Gérard. L’œuvre des Duthoit à Amiens et dans tout le département de la Somme, tout au long du XIXe siècle, est maintenant connue et fait référence[87].

De fait, l’enfance de Gérard Ansart est marquée par la tradition artistique familiale de la famille Duthoit. Dès sa jeunesse, sa formation dépend en grande partie de son milieu familial, même si elle est soutenue par son passage à l’école des Beaux-Arts d’Amiens. C’est son père, que Gérard Ansart considérait comme son vrai maître, qui le forme. Pierre Ansart, spécialisé dans l’art sacré, l’architecture et le mobilier religieux, proche des arts décoratifs, associe très vite son fils à son travail. C’est ainsi que tous deux fondent en 1925 à Amiens le Groupement coopératif Notre-Dame des Arts, dans lequel se retrouvent de nombreux artistes et artisans picards[88]. Il faut reconnaître que cette démarche n’est vraisemblablement pas étrangère au mouvement général de fond qui traverse l’Église au début du XXe siècle, particulièrement après la Première Guerre mondiale, et à l’existence des sociétés d’artistes qui se mettent en place à cette époque, en réaction contre l’art chrétien traditionnel, émanant de plusieurs courants de pensée. Gérard Ansart demeurera cependant toujours attaché à son autonomie, au souci de n’être d’aucun parti ou groupe de pensée trop marqué, préservant un individualisme où se forgent ses convictions religieuses et la conscience d’être porteur d’un talent propre, indépendant de la mode ou des courants en vogue.

L’étude de l’art sacré dans l’entre-deux-guerres en Picardie ne peut certainement pas ignorer cet artiste. Son œuvre est aussi marquante par la diversité du secteur d’intervention dans lequel il s’exprime, qu’il s’agisse de la mosaïque, de la dalle de verre, du mobilier liturgique, de la ferronnerie, de l’orfèvrerie et bien sûr du vitrail. Si le vitrail présente l’avantage d’être immédiatement explicite et spectaculaire, il n’en demeure pas moins que les autres supports d’expression sont également révélateurs de son habileté.

Un début d’inventaire de son travail dans le domaine exclusif du vitrail a été entrepris dans le cadre d’un travail universitaire[89]. Il n’est pas exhaustif, ce qui n’est pas surprenant puisque le problème majeur lié à l’étude de l’œuvre de Gérard Ansart est la rareté des archives, dont une bonne part a disparu. Au gré des tournées dans les églises de la Première Reconstruction, commencées depuis deux ans par les services de l’État, des découvertes de verrières non répertoriées ont encore lieu et constituent à chaque fois d’agréables surprises, revers de l’amer constat du manque de sources.


Fig. 81 - Cartigny (Somme), église Sainte-Radegonde. Vie...

Dès la première réalisation de verrières, le succès est au rendez-vous, comme le confirme l’auteur lui-même qui exécute à l’âge de vingt ans ses premiers cartons pour l’église Sainte-Radegonde de Cartigny (Somme), sous la houlette de son père, chargé de l’ensemble du mobilier liturgique, de la statuaire et du vitrail (fig. n°81). « Un grand nombre de peintres verriers » vint voir les verrières, « alertés par le vent qui passe »[90]. Cette réussite marque le coup d’envoi de la carrière de ce peintre, dont la réputation cependant ne dépassera que rarement les limites de la région. On en revient à ce désir d’indépendance dont on peut penser qu’il a constitué un frein à son renom. Il n’en est que plus intéressant de l’étudier, et comprendre pourquoi cet artiste de talent ne s’est pas fait mieux connaître, par exemple dans les sphères parisiennes où il était notamment en contact avec Jean Gaudin. Certes, le travail est important dans cette région, dévastée par la guerre, et dont les églises à reconstruire sont nombreuses. Il n’empêche que Gérard Ansart sera amené à travailler régulièrement avec des artistes essentiellement locaux, principalement des peintres verriers de moyenne envergure.

Les œuvres de Gérard Ansart protégées au titre des Monuments historiques[91], révélatrices de son art, sont les deux seuls décors de chapelles funéraires qu’il ait réalisés, à Chepoix[92] et à Guiscard (Oise). Proposés au classement, ces deux ensembles révèlent la profondeur et la richesse de son talent, tout comme deux églises, les plus atypiques. Dans l’église de Coullemelle (Somme)[93], il intervient curieusement davantage dans tous les champs artistiques autres que le vitrail. Dans l’église néogothique Saint-Remi d’Amiens[94], la commande concerne la réhabilitation de vitraux soufflés pendant la Première Guerre mondiale : l’obligation de se conformer au programme originel ne lui permet pas de composer à sa guise, ce qui lui vaudra d’être taxé, un peu vite, de concepteur de vitraux archéologiques et entraînera le refus de classement de cet ensemble[95].

L’église Saint-Nicolas de Coullemelle (Somme)

La décoration intérieure de l’église de Coullemelle fut confiée à Pierre Ansart de 1934 à 1937. Dans ce contexte, il faut noter que l’ensemble des vitraux, dont les principaux sont situés dans la nef, fut exécuté par l’atelier Turpin de Lille. Gérard Ansart intervint peu dans ce champ, sinon pour les trois vitraux du chœur, dont seul le thème des petits tableaux figurés entourés d’un décor géométrique aux tons bleutés, diffère de la verrière de la chapelle du Sacré-Cœur, au décor géométrique peu ambitieux. Il n’en demeure pas moins que les artistes du Groupement de Notre-Dame des Arts eurent fort à faire avec le reste du décor dont le programme est extraordinairement riche et varié, puisqu’il se déploie dans de nombreuses disciplines : la sculpture (tétramorphe du tympan occidental) ; la mosaïque sur crépi de chaux et ciment (maître-autel, décor de Gérard Ansart) ; le sgraffite (grande frise décorative qui court sur tous les murs, reliant les tableaux du chemin de croix, Saint Nicolas dans l’abside)[96] ; enfin la ferronnerie (luminaire). La qualité de ce travail décoratif n’a d’égale que la capacité à exceller dans des techniques artistiques fort diverses.


Fig. 82 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Cru...


Fig. 83 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Sac...

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(fig. n°82, n°83)

Les chapelles funéraires de Chepoix et de Guiscard (Oise)

Les deux seules chapelles funéraires décorées par Gérard Ansart - celle de la famille Bellemère à Chepoix[97] (1924-25)[98] et celle de la famille de Berny à Guiscard[99] (1932) - sont exceptionnelles à plus d’un titre. Le sujet choisi, la danse macabre, est assez rare au XXe siècle et témoigne du talent diversifié de l’artiste. Cependant, l’artiste le réinterprète selon la pensée nouvelle de l’Église, mettant en scène un cortège scindé en deux et se dirigeant vers l’autel, où les personnages du défilé sont accueillis, à Chepoix, par les paroles du psaume 38, verset 3 : « il n’y a rien de sain dans ma chair (à cause de ta colère), il n’y a plus de vigueur dans mes os (à cause de mes péchés) […] » et verset 10 : « Mon cœur est agité, ma force m’abandonne, et la lumière de mes yeux n’est plus même avec moi », et à Guiscard par un Jugement dernier où Dieu accueille plus qu’il ne juge. L’approche de ce thème, parmi d’autres, montre chez cet artiste une sensibilité religieuse et une profondeur d’interprétation artistique dont l’étude est à faire.


Fig. 84 - Chepoix (Oise), chapelle funéraire de la famil...


Fig. 85 - Guiscard (Oise), chapelle funéraire de la fami...

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(fig. n°84, n°85)

L’église Saint-Remi (Amiens)

Les verrières de l’église néogothique Saint-Remi d’Amiens, réalisées en 1933-34 dans l’atelier de Daniel Darquet, ont la particularité de répondre à la commande de la Société coopérative de reconstruction des églises afin de reprendre le programme des verrières détruites, tout en respectant le style de celles encore en place, afin de maintenir un ensemble homogène. Exercice difficile dont l’étude approfondie permettrait de juger si la performance de faire aussi de la création a été tenue. Le premier travail de décryptage de cette œuvre, dans le contexte du dossier de recensement, semble le laisser supposer (fig. n°86).


Fig. 86 - Amiens (Somme), église Saint-Remi. Les Mystère...

En effet, son style se définit par des compositions structurées, dont tout l’espace est occupé par le sujet. Il se reconnaît à son trait ferme, puissant et habile, qui rappelle son goût de la ferronnerie et des formes bien délimitées, aux aplats francs de couleur, à l’utilisation des mises en perspective par des procédés de réduction de taille des personnages ou d’encadrement des différents espaces mis en scène. Les motifs décoratifs comme la couleur ne servent pas seulement à entourer et rehausser les tableaux mais constituent souvent par eux-mêmes un symbole ou un langage interprétant le sujet. Quant au dessin, il est totalement maîtrisé, montrant l’importance du trait de crayon dans le portrait, les visages en particulier. Il manifeste son goût pour le style Art déco et le modernisme en général, sans jamais renier les références à l’art chrétien traditionnel, qui est une source d’inspiration constante, comme celle des textes bibliques qu’il connaît parfaitement.

L’étendue de l’œuvre de Gérard Ansart se mesure aussi par le premier inventaire, non exhaustif, de plus d’une trentaine de réalisations de verrières dans les églises de la Première Reconstruction. Les travaux de recherche sur cet artiste permettront d’avancer dans la connaissance de la production artistique propre au domaine de l’art sacré en Picardie, et de mieux connaître ses caractéristiques, son importance et sa portée.

Liste des églises où des réalisations par Gérard Ansart ont été reconnues :

- Cartigny (Somme), église Sainte-Radegonde, atelier Tembouret, 1926-1927 : vitrail (20 verrières), mosaïque (autels, ambons), ferronnerie, mobilier (fauteuils), luminaire.

- Maricourt (Somme), église Notre-Dame du Mont Carmel, atelier Tembouret, 1927-1928 : vitrail (1 verrière), mobilier (maître-autel).

- Mesnil-en-Arrouaise (Somme), église Saint-Étienne, atelier Cagnart, 1930 : vitrail (3 verrières).

- Flers (Somme), église Saint-Martin, atelier Cagnart, 1930-1931 : vitrail (13 verrières), décor mural du chœur de M. Giot (1932), décor sculpté de la façade principale, des chapiteaux de la nef et de la chaire à prêcher (auteur non identifié).

- Guillemont (Somme), église Saint-Pierre, atelier Cagnart, 1930-1932 : vitrail (8 verrières), luminaire.

- Hem-Monacu (Somme), église Saint-Hilaire, atelier Cagnart, 1931 : vitrail (7 verrières) (fig. n°87).


Fig. 87 - Hem-Monacu (Somme), église Saint-Hilaire. Ange...

- Lesbœufs (Somme), église Saint-Fursy, atelier Cagnart, 1931-1932 : vitrail (23 verrières).

- Montauban-de-Picardie (Somme), église Saint-Gilles, atelier Darquet, 1931-1933 : vitrail (5 verrières), peinture monumentale (chœur), mosaïque (autels).

- Moislains (Somme), église Saint-Pierre[100], atelier Cagnart, 1932 : vitrail (21 verrières), mosaïque (maître-autel).

- Amiens (Somme), église Saint-Remi[101], atelier Darquet, 1933-1934 (voir.supra).

- Amiens (Somme), chapelle de l’école Saint-Martin, atelier Cagnart, 1934 : vitrail (2 verrières), mosaïque (autels).

- Authuille (Somme), église Saint-Fursy, atelier Darquet, 1934-1936 : vitrail (18 verrières), maître-autel, décor sculpté.


Fig. 88 - Montauban-en-Picardie (Somme), église Saint-Gi...


Fig. 89 - Moislains (Somme), église Saint-Pierre. Saint ...

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Fig. 90 - Amiens (Somme), chapelle de l’école Saint-Mart...


Fig. 91 - Authuille (Somme), église Saint-Fursy. chemin ...

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(fig. n°88, n°89, n°90, n°91)

- Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas, atelier Turpin, 1934-1937 (voir supra ).

- Amiens (Somme), chapelle du collège du Sacré-Cœur de Jésus, atelier non identifié, 1946 : vitrail (6 verrières).

- Helfaut (Pas-de-Calais), église Saint-Fuscien-et-Saint-Victorix, atelier Cagnart, 1946-1950 : vitrail (4 verrières).

- Sains-en-Amiénois (Somme), église Saint-Fuscien-Saint-Victorix-et-Saint-Gentien, atelier Pasquier, 1948 : vitrail (8 verrières).

- Fins (Somme), église Saint-Martin, atelier non identifié, années 1950 : vitrail (2 verrières), mobilier (sièges), luminaire.

- La Chaussée-Tirancourt (Somme), église Saint-Martin, atelier Cagnart, 1950 : vitrail (8 verrières).

- Amiens (Somme), église Sainte-Jeanne d’Arc[102], atelier Pasquier, 1953 : vitrail (13 verrières restaurées en 1996-1997 par Cagnart).

- Amiens (Somme), église du Cœur Immaculé de Marie[103], atelier Pasquier, 1953 : vitrail (11 verrières).

- Breilly (Somme), église Saint-Sulpice, atelier Cagnart, 1955 : vitrail (2 verrières).

- Ailly-sur-Noye (Somme), église Saint-Martin, atelier Cagnart, 1954 (Jean-Marie Macron) : vitrail (11 verrières).


Fig. 92 - Sains-en-Amiénois (Somme), église Saint-Fuscie...


Fig. 93 - Amiens (Somme), église Sainte-Jeanne d’Arc. Ch...

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Fig. 94 - Amiens (Somme), église du Cœur immaculé de Mar...


Fig. 95 - Ailly-sur-Noye (Somme), église Saint-Martin. V...

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(fig. n°92, n°93, n°94, n°95)

- Amiens (Somme), chapelle des Clarisses, atelier Cagnart, 1956 : vitrail (1 verrière).

- Nampcel (Oise), église Saint-Sulpice, atelier Pasquier, 1957 : vitrail (3 verrières).

- Fresnes-Mazancourt (Somme), église Saint-Médard[104], atelier Claude Barre, 1970 : vitrail (6 verrières).

- Verneuil-en-Halatte (Oise), église Saint-Honoré[105], atelier Claude Barre, 1970 : vitrail (4 verrières).

- Vauciennes (Oise), église Saint-Léger, atelier Claude Barre, 1973 : vitrail (3 verrières).

- Framerville-Rainecourt (Somme), église Sainte-Geneviève, atelier Pasquier, 1974 : vitrail (2 verrières), luminaire, chemin de croix (auteur non identifié).

- Versigny (Oise), église Saint-Martin, atelier Claude Barre, 1974-1975 : vitrail (5 verrières).

- Attichy (Oise), église Saint-Médard, atelier Pasquier, 1975 : vitrail.

- Cagny (Somme), chapelle de la Sainte-Famille, atelier Claude Barre, 1983 : vitrail (5 verrières).

- Vaumoise (Oise), église Saint-Pierre et Saint-Paul, 1985. Atelier Claude Barre : vitrail (3 verrières).


Fig. 96 - Amiens (Somme), chapelle des Clarisses. Scènes...


Fig. 97 - Nampcel (Oise), église Saint-Sulpice. Nativité...

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Fig. 98 - Cagny (Somme), chapelle de la Sainte-Famille. ...


Fig. 99 - Vaumoise (Oise), église Saint-Pierre et Saint-...

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(fig. n°96, n°97, n°98, n°99)

- Houdain (Pas-de-Calais), église Saint-Jean-Baptiste, 1988 : vitrail (2 verrières).

- Aubigny-en-Artois (Pas-de-Calais), église Saint-Kilien, 1988. Atelier Claude Barre : vitrail (4 verrières).

Le domaine de la Reconstruction religieuse en Picardie est un vaste sujet d’étude dont les enjeux sont complexes. La prise en compte de cette période historique, par les Monuments historiques comme par l’Inventaire général, est relativement récente et ne date que d’une quinzaine d’années environ. Si beaucoup de découvertes restent à faire, quelques caractères peuvent déjà être établis. Ainsi, la qualité architecturale ou ornementale de certains édifices, étudiés en priorité, ne doit pas occulter une réalité bien plus contrastée : la grande majorité des églises reconstruites présente un parti architectural des plus banals, et un décor des plus modestes.

Cependant, les études entreprises permettent déjà d’aborder la notion globale de chantier (du gros-œuvre aux finitions), d’aborder des équipes de maîtres d’œuvre particulièrement homogènes (architectes, sculpteurs, cartonniers, verriers, mosaïstes, peintres), et de redécouvrir des artistes majeurs aujourd’hui parfois injustement négligés ou oubliés. Le travail sur des ensembles d’églises permet en outre d’esquisser des typologies architecturales, d’envisager la notion de styles décoratifs et de thèmes iconographiques, et de poser les jalons de corpus d’œuvres et d’artistes.

La publication des études, l’enrichissement des bases de données et la confrontation des résultats aident à resserrer peu à peu la trame d’un sujet et d’une époque capitaux de l’histoire artistique de la Picardie.


Référence de cet article

CAPPRONNIER,Jean-Charles, FOURNIS,Frédéric, GéRARD,Alexandra, TOUZET,Pascale.L’art sacré entre les deux guerres : aspects de la Première Reconstruction en Picardie. In Situ, revue des patrimoines [en ligne],2009, n° [consulté le JJ/MM/AAAA].
http://www.insitu.culture.fr/article.xsp?numero=&id_article=fournis-908


Table des illustrations

Fig. 1 - Église non localisée en cours de reconstruction dans la Somme, vers 1925. AD Somme. Série J. Phot. Jean-Charles Cappronnier.

Fig. 2 - Albert (Somme), basilique Notre-Dame-de-Brébières. Façade occidentale, Louis Duthoit, architecte, 1927-1931. Phot. Jean-Charles Cappronnier.

Fig. 3 - Albert (Somme), basilique Notre-Dame-de-Brébières. Chœur, Louis Duthoit, architecte, 1927-1931. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 4 - Hangest-en-Santerre (Somme), église Saint-Martin. Coupole centrale avec peintures à fresque de Georges Lecomte et verrières de Raphaël Lardeur, vers 1930. Phot. Jean-Charles Cappronnier.

Fig. 5 - Martigny-Courpierre (Aisne), église Saint-Martin. Vue intérieure, Albert-Paul Müller, architecte, 1928-1932. Phot. Jean-Charles Cappronnier, 2000.

Fig. 6 - Martigny-Courpierre (Aisne), église Saint-Martin. Voûte en béton translucide (aujourd’hui occultée) sommant la coupole de la croisée du transept, Albert-Paul Müller, architecte, 1928-1932. Phot. Jean-Charles Cappronnier, 2000.

Fig. 7 - Feuillet publicitaire présentant le système de voûtes en brique creuse de l’entreprise Abel Fabre, à Paris, vers 1900. Phot. Jean-Charles Cappronnier. © AD Somme. Sous-série 2/Op.

Fig. 8 - Rouvrel (Somme), église Saint-Martin. Voûte de la nef en brique creuse, Edmond Douillet, architecte, vers 1925. Phot. Jean-Charles Cappronnier.

Fig. 9 - Beuvraignes (Somme), église Saint-Martin. Façade occidentale, Charles Duval et Emmanuel Gonse, architectes, 1928-1932. Phot. Fabienne Stahl, 2006.

Fig. 10 - Brie (Somme), église Saint-Géry. Tour-clocher, Jacques Debat-Ponsan, 1924-1932. Phot. Jean-Charles Cappronnier, 2000.

Fig. 11 - Nanteuil-la-Fosse (Aisne), église Saint-Médard. Vue d’ensemble au chevet, Charles Halley, architecte, 1927-1932. Phot. Jean-Charles Cappronnier.

Fig. 12 - Martigny-Courpierre (Aisne), église Saint-Martin. Façade occidentale, Albert-Paul Müller, architecte, 1928-1932. Phot. Jean-Charles Cappronnier, 2000.

Fig. 13 - Lamotte-Warfusée (Somme), église Saint-Pierre. Flèche de béton ajourée, Godefroy Teisseire, architecte, 1929-1931. Phot. Pascale Touzet, 2005. © CRMH Picardie.

Fig. 14 - Moreuil (Somme), église Saint-Waast. Façade occidentale, Charles Duval et Emmanuel Gonse, architectes, 1928-1932. Phot. Jean-Charles Cappronnier.

Fig. 15 - Roye (Somme), église Saint-Pierre. Façade occidentale, Charles Duval et Emmanuel Gonse, architectes, 1930-1932. Phot. Fabienne Stahl, 2006.

Fig. 16 - Roye (Somme), église Saint-Pierre. Tour-clocher, nef et transept : élévation méridionale, Charles Duval et Emmanuel Gonse, architectes, 1930-1932. Phot. Jean-Charles Cappronnier.

Fig. 17 - Dancourt-Popincourt (Somme), église Saint-Martin de Dancourt. Abside et chevet, Albert Montant, architecte,1928-1930. Phot. Yves-Jean Riou, 2006.

Fig. 18 - Dancourt-Popincourt (Somme), église Saint-Martin de Dancourt. Vue intérieure, avec verrières en dalles de verre de Louis Mazetier, Eleskiewicz et Jean Gaudin, 1930. Phot. Yves-Jean Riou, 2006.

Fig. 19 - Grivesnes (Somme), chapelle du cimetière. Chevet, Louis Duthoit, architecte, 1928. Phot. Fabienne Stahl, 2006.

Fig. 20 - Grivesnes (Somme), chapelle du cimetière. Dalle de verre, Jean Gaudin, 1929. Phot. Fabienne Stahl, 2006.

Fig. 21 - Dancourt-Popincourt (Somme), église Saint-Martin de Dancourt. Dalle de verre (nef), Louis Mazetier et Jean Gaudin, 1930. Yves-Jean Riou, 2006.

Fig. 22 - Arvillers (Somme), église Saint-Martin. Tympan de la façade occidentale, Raymond Couvègnes, 1928. Phot. Jean-Charles Cappronnier, 2007.

Fig. 23 - Roye (Somme), église Saint-Pierre. Tympan de la façade occidentale, Raymond Couvègnes, 1931. Phot. Jean-Charles Cappronnier.

Fig. 24 - Martigny-Courpierre (Aisne), église Saint-Martin. Anges supportant la couronne de la flèche, Émile-Just Bachelet, vers 1930. Phot. Jean-Charles Cappronnier.

Fig. 25 - Fontenoy (Aisne), église Saint-Rémi. Tympan du portail principal, Jacques Martin, vers 1930. Phot. Jean-Charles Cappronnier.

Fig. 26 - Bazentin (Somme), église Notre-Dame-de-la-Nativité. Décor en céramique des baies de la nef, Maurice Dhomme, vers 1930. Phot. Jean-Charles Cappronnier.

Fig. 27 - Chaulnes (Somme), église Saint-Didier. Sgraffites soulignant la rose de la façade occidentale, Dominique Aldighieri, vers 1930. Phot. Pascale Touzet, 2005.

Fig. 28 - Chaulnes (Somme), église Saint-Didier. Sgraffites soulignant la rose de la façade occidentale (détail), Dominique Aldighieri, vers 1930. Phot. Pascale Touzet, 2005.

Fig. 29 - Hardecourt-au-Bois (Somme), église Saint-Martin. Collatéral du chœur, dom Paul Bellot, architecte, 1931-1932. Phot. Pascale Touzet, 2004.

Fig. 30 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacques-le-Majeur. Vue générale. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 31 - Bichancourt (Aisne), église Saint-Martin. Vue générale, Charles Luciani, architecte. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 32 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Décor sculpté du portail, Anne-Marie Roux-Colas. Phot. Pascale Touzet, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 33 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Décor sculpté du tympan, Anne-Marie Roux-Colas. Phot. Pascale Touzet, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 34 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Chapiteaux intérieurs sculptés, Anne-Marie Roux-Colas. Phot. Pascale Touzet, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 35 - Bichancourt (Aisne), église Saint-Martin. Crucifixion, Louis Mazetier, 1931. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 36 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Décor de mosaïque du chœur, Atelier Gaudin, 1934-1937. Phot. Pascale Touzet, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 37 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Décor de mosaïque du maître-autel, Pierre et Gérard Ansart, 1934-1937. Phot. Pascale Touzet, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 38 - Authuille (Somme), église Saint-Fursy. Autel décoré de sgraffites, Gérard Ansart et atelier Darquet, 1934-1936. Phot. Pascale Touzet, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 39 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacques-le-Majeur. Maître autel, Pierre et Gérard Ansart. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 40 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacques-le-Majeur. Autel secondaire, Pierre et Gérard Ansart. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 41 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacques-le-Majeur. Fonts baptismaux, Pierre et Gérard Ansart. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 42 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacques-le-Majeur. Confessionnal. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 43 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacques-le-Majeur. Armoire de la sacristie. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 44 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacques-le-Majeur. Meuble de sacristie. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 45 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacques-le-Majeur. Chandelier de l’autel secondaire. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 46 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacques-le-Majeur. Lustre. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 47 - Cartigny (Somme), église Sainte-Radegonde. Décor de mosaïque du maître-autel, Gérard Ansart et atelier Tembouret,1926-1927. Phot. Pascale Touzet, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 48 - Villers-Tournelle (Somme), église Saint-Jacques-le-Majeur. Table de communion aujourd’hui démontée. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 49 - Lassigny (Oise), église Saint-Crépin-et-Saint-Crépinien. Autel. Phot. Pascale Touzet, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 50 - Blérancourt (Aisne), église Saint-Pierre-ès-Liens. Chemin de croix, Jean Gaudin. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 51 - Roye (Somme), église Saint-Pierre. Tétramorphe, Raymond Subes. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 52 - Roye (Somme), église Saint-Pierre. Aigle de saint Jean, Raymond Subes. Phot. Alexandra Gérard, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 53 - Acy (Aisne), église Saint-Médard. Saint François d’Assise (baie n° 24), Jacques Simon, 1929. Phot. Irwin Leullier, 2004. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 54 - Augy (Aisne), église Saint-Remi. La Bataille de Bouvines (baie n°8), Louis Barillet, Jacques Le Chevallier et Théodore Hanssen, vers 1930. Phot. Irwin Leullier, 2004. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 55 - Braine (Aisne), église Saint-Yved. Les quatre fleuves du paradis, le baptême du Christ, la fontaine de vie et le déluge (baie n°13), Jacques Gruber, vers 1925. Phot. Irwin Leullier, 2003. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 56 - Vasseny (Aisne), église Saint-Rupert. Baptême du Christ (baie n°11), Louis Mazetier et Raphaël Lardeur, années 1940 (?). Phot. Frédéric Fournis, 2008. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 57 - Augy (Aisne), église Saint-Remi. Couronnement de la Vierge, Jacques Joly, 1931. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 58 - Villers-en-Prayères (Aisne), église Saint-Médard. Résurrection du Christ, Martial Simas, 1926. Phot. Irwin Leullier, 2004. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 59 - Vasseny (Aisne), église Saint-Rupert. Chemin de croix (stations n°11 et 12), Louis Mazetier, 1937. Phot. Frédéric Fournis, 2008. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 60 - Saint-Mard (Aisne), église Saint-Médard. Maître-autel, Robert Chaleil et Lucien Sallez, 1931. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 61 - Acy (Aisne), église Saint-Médard. Poutre de gloire (calvaire), Richard Desvallières, vers 1930. Phot. Irwin Leullier, 2004. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 62 - Acy (Aisne), église Saint-Médard. Chaire à prêcher, Fernand Py, 1930. Phot. Irwin Leullier, 2004. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 63 - Acy (Aisne), église Saint-Médard. Couvercle des fonts baptismaux, Fernand Py, 1930. Phot. Irwin Leullier, 2003. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 64 - Couvrelles (Aisne), église Saint-Lubin. Chemin de croix (station n°1), Henri Bouchard, vers 1925-1930. Phot. Irwin Leullier, 2004. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 65 - Ciry-Salsogne (Aisne), église Saint-Martin. Façade occidentale, Édouard Monestès, architecte, 1924-1926. Phot. Frédéric Fournis, 2004. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 66 - Ciry-Salsogne (Aisne), église Saint-Martin. Vue intérieure, Édouard Monestès, architecte, 1924-1926. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 67 - Ciry-Salsogne (Aisne), église Saint-Martin. Christ rédempteur, Paul Landowski, 1924. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 68 - Ciry-Salsogne (Aisne), église Saint-Martin. Vierge en majesté entourée des symboles des litanies (baie n°17), Louis Billotey et Louis Barillet, Jacques Le Chevallier et Théodore Hanssen, 1926. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 69 - Limé (Aisne), église Saint-Remi. Façade occidentale, Julien Barbier, architecte, 1928-1929. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 70 - Limé (Aisne), église Saint-Remi. Vue intérieure, Julien Barbier, architecte, 1928-1929. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 71 - Limé (Aisne), église Saint-Remi. Légende de saint Hubert (baie n°6), Louis Barillet, Jacques Le Chevallier et Théodore Hanssen, 1929. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 72 - Limé (Aisne), église Saint-Remi. Chemin de croix (station n°4), Louis Mazetier et Jean Gaudin, 1929. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 73 - Limé (Aisne), église Saint-Remi. Maître-autel et retable, Julien Barbier et Desprez et Cie, 1925. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 74 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-Madeleine. Chevet et flanc sud, Georges Grange et Louis Bourquin, architectes, 1929-1933. Phot. Irwin Leullier, 2002. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 75 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-Madeleine. Vue intérieure, Georges Grange et Louis Bourquin, architectes, 1929-1933. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 76 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-Madeleine. Sainte Marie-Madeleine et sainte Marthe, Ernest Sédiey, vers 1930. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 77 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-Madeleine. Crucifixion (pignon sud du porche), Ernest Sédiey, vers 1930. Phot. Irwin Leullier, 2002. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 78 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-Madeleine. Chaire à prêcher, Georges Grange, Louis Bourquin et Ernest Sédiey, vers 1930. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 79 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-Madeleine. Les héros de la France chrétienne protégée par saint Michel veillant sur un poilu mort (baie n°12), René Bour et Jacques Damon, vers 1930. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 80 - Mont-Notre-Dame (Aisne), église Sainte-Marie-Madeleine. Dieu le Père, Fontaine de vie (peintures murales de la chapelle des fonts baptismaux), Eugène Chapleau, vers 1930. Phot. Irwin Leullier, 2005. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 81 - Cartigny (Somme), église Sainte-Radegonde. Vierge à l’Enfant, Gérard Ansart et atelier Tembouret, 1926-1927. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 82 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Crucifixion, Gérard Ansart et atelier Turpin, 1934-1937. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 83 - Coullemelle (Somme), église Saint-Nicolas. Sacré-Cœur, Gérard Ansart et atelier Turpin, 1934-1937. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 84 - Chepoix (Oise), chapelle funéraire de la famille Bellemère. Danse macabre, Gérard Ansart et atelier Gaudin, 1924. Phot. Pascale Touzet, 2004. © CRMH Picardie.

Fig. 85 - Guiscard (Oise), chapelle funéraire de la famille de Berny. Danse macabre, Gérard Ansart et atelier Gaudin, 1932. Phot. Pascale Touzet, 2004. © CRMH Picardie.

Fig. 86 - Amiens (Somme), église Saint-Remi. Les Mystères joyeux, Gérard Ansart et atelier Darquet, 1933-34. Phot. Thierry Lefébure, 2006. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 87 - Hem-Monacu (Somme), église Saint-Hilaire. Ange de l’Agonie, Gérard Ansart et atelier Cagnart, 1931. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 88 - Montauban-en-Picardie (Somme), église Saint-Gilles. Le Bon Pasteur, Gérard Ansart et atelier Darquet, 1931-1933. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 89 - Moislains (Somme), église Saint-Pierre. Saint Paul, mémoire 14-18, Gérard Ansart et atelier Cagnart, 1932. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 90 - Amiens (Somme), chapelle de l’école Saint-Martin. Tétramorphe, Gérard Ansart et atelier Cagnart, 1934. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 91 - Authuille (Somme), église Saint-Fursy. chemin de croix, (stations I et II), Gérard Ansart et atelier Darquet, 1934-1936. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 92 - Sains-en-Amiénois (Somme), église Saint-Fuscien-Saint-Victorix-et-Saint-Gentien. Invasion des Normands. Translation des corps des saints martyrs à Samarobriva, Gérard Ansart et atelier Pasquier, 1948. Phot. Thierry Lefébure, 2007. © Inventaire général du patrimoine culturel, Région Picardie.

Fig. 93 - Amiens (Somme), église Sainte-Jeanne d’Arc. Christ en croix, Gérard Ansart et atelier Pasquier, 1953 (restauré en 1996-1997 par Cagnart). Phot. Pascale Touzet, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 94 - Amiens (Somme), église du Cœur immaculé de Marie. Descente de croix, Gérard Ansart et atelier Pasquier, 1953. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 95 - Ailly-sur-Noye (Somme), église Saint-Martin. Verrière commémorative de la Première Guerre mondiale, Gérard Ansart et atelier Cagnart (Jean-Marie Macron), 1954. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 96 - Amiens (Somme), chapelle des Clarisses. Scènes de la vie de sainte Claire (verrière de la façade principale), Gérard Ansart et atelier Cagnart. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 97 - Nampcel (Oise), église Saint-Sulpice. Nativité, Gérard Ansart et atelier Pasquier, 1957. Phot. Pascale Touzet, 2008. © CRMH Picardie.

Fig. 98 - Cagny (Somme), chapelle de la Sainte-Famille. Annonciation et Visitation, Gérard Ansart et atelier Claude Barre, 1983. Phot. Pascale Touzet, 2007. © CRMH Picardie.

Fig. 99 - Vaumoise (Oise), église Saint-Pierre et Saint-Paul. Baptême du Christ, Gérard Ansart et atelier Claude Barre, 1985, Atelier Claude Barre. Phot. Pascale Touzet, 2008. © CRMH Picardie.


Notes

1 - CAPPRONNIER, Jean-Charles. Les églises reconstruites après la Grande Guerre. [Exposition. Laon, Blérancourt, Noyon, Soissons, Albert. 2000-2001]. Reconstructions en Picardie après 1918. Paris : RMN, 2000, p. 150-181.

2 - Il n’est que de voir son rôle prééminent dans la propagande des belligérants, depuis la cathédrale de Senlis jusqu’à la basilique d’Albert, le tout sous le patronage tutélaire de l’église martyre par excellence : la cathédrale de Reims.

3 - Voir notamment : SARS, Maxime de. L’Œuvre des coopératives du département de l’Aisne. Paris : C.O.F.E.A, 1937.

4 - Ce projet d’église provisoire, dénommé « chapelle pour les régions dévastées », est exposé la même année par l’architecte lors de l’exposition La Cité reconstituée au pavillon de Marsan (Paris).

5 - Cl. MH le 12 mai 2004. Voir dans la base Mérimée : notice PA8000002. Voir dans la base Mémoire : images MHR22_03803333NUCA, MHR22_03803354NUCA.

6 - L’article 12 de cette loi stipule que lorsqu’ « il s’agit d’édifices civils ou cultuels, l’indemnité » de dommages de guerre « consiste dans les sommes nécessaires à la reconstruction d’un édifice présentant le même caractère, ayant la même importance, la même destination et offrant les mêmes garanties de durée que l’immeuble détruit ». Journal officiel, 18 avril 1919, p. 4052.

7 - Cl. MH le 10-09-1996. Voir dans la base Mérimée : notice PA00133019.

8 - Insc. MH le 04-11-1994. Voir dans la base Mérimée : notice PA00132911.

9 - Insc. MH le 21-10-1994. Voir dans la base Mérimée : notice PA00132922.

10 - Insc. MH le 04-11-1994. Voir dans la base Mérimée : notice PA00132923. Voir dans la base Mémoire : images MHR22_05800471NUCA, MHR22_05800664NUCA.

11 - Cl. MH le 03-11-1997. Voir dans la base Mérimée : notice PA00132909.

12 - Cl. MH le 29-06-1966. Voir dans la base Mérimée : notice PA00079948.

13 - Cl. MH en totalité le 29-04-1997. Voir dans la base Mérimée : notice PA00116231. Voir dans la base Mémoire : images APMH00110930, IVN00_03803174ZE. GONSE, Emmanuel. L’église Saint-Pierre de Roye. L’Art sacré, n° 9, mars 1936, p. 76-81.

14 - Insc. MH le 04-11-1994. Voir dans la base Mérimée : notice PA00132924. La façade et la tour-clocher de cette église viennent de faire l’objet d’une importante campagne de restauration.

15 - Cl. MH en 1840. Voir dans la base Mérimée : notice IA00049500.

16 - Cl. MH en 1840. Voir dans la base Mérimée : notice PA00115910.

17 - Insc. MH le 11-06-2001. Voir dans la base Mérimée : notice PA02000030.

18 - Voir dans la base Mérimée : notice IA80000792.

19 - Insc. MH le 02-09-1999. Voir dans la base Mérimée : notice PA94000010. Voir dans la base Mémoire : image IVR11_95940347X.

20 - [Exposition. Laon, Petit Saint-Vincent, 1991]. 300 clochers : les églises de la Reconstruction. Aisne années 1920-années 1930. Réd. Jacqueline Danysz. 1991 (dactylographié) ; [Exposition. Boulogne-Billancourt, Musée municipal et centre culturel. 1993]. L’Art sacré au XXe siècle en France. Réd. Jacques Bony, Emmanuel Bréon, Philippe Dagen, et al. Paris : l’Albaron/Société historique et artistique de Boulogne-Billancourt, 1993 ; CAPPRONNIER, Jean-Charles. Les églises reconstruites après la Grande Guerre. [Exposition. Laon, Blérancourt, Noyon, Soissons, Albert. 2000-2001]. Reconstructions en Picardie après 1918. Paris : RMN, 2000, p. 150-181.

21 - Voir par exemple l’article : Louis Mazetier (1888-1952), un grand maître oublié. Le point riche. Bulletin de l’association « les amis de Louis Mazetier », n° 1, juin 2003, p. 15-23.

22 - BLIN, Jean-Pierre. Le vitrail dans les églises de la Reconstruction en Picardie (1919-1939). Le vitrail en Picardie et dans le nord de la France aux XIXe et XXe siècles. Amiens : Encrage, 1995, p. 71-91.

23 - ANSART, Pierre. Le Mobilier des églises et la Reconstruction. Amiens : s.n., 1924.

24 - Le Groupement de Notre-Dame-des-Arts rassemblait notamment l’architecte Pierre Ansart et son fils Gérard, décorateur, le sculpteur Georges Legrand, le marbrier Marcel Sueur, le maître verrier Georges Tembouret, le menuisier Tattegrain, le maçon Eugène Veau, les ferronniers anonymes de l’entreprise La Serrurerie picarde, l’électricien Audoul, le peintre en bâtiment Grevet.

25 - Ce projet d’église provisoire, dénommé « chapelle pour les régions dévastées », est exposé la même année par l’architecte lors de l’exposition La Cité reconstituée au pavillon de Marsan (Paris).

26 - Voir dans la base Mérimée : notice IA02002156.

27 - Ensemble de la partie moderne de l’église de Roye et son décor : cl. MH le 29-04-1997. Voir dans la base Mérimée : notice PA00116231.

28 - Voir dans la base Mérimée : notice IA02002140.

29 - Voir dans la base Mérimée : notices IA02002142, PA02000067.

30 - Voir dans la base Mérimée : notices IA02002154, PA02000068.

31 - Voir dans la base Mérimée : notices IA02002156, PA00115818.

32 - Voir dans la base Mérimée : notice IA02002158.

33 - Voir dans la base Mérimée : notice IA02002162.

34 - Voir dans la base Mérimée : notice IA02002171.

35 - Voir dans la base Mérimée : notice PA00115512.

36 - Voir dans la base Mérimée : notices IA02002134, PA00115521.

37 - Voir dans la base Mérimée : notices IA02002159, PA00115876.

38 - Voir dans la base Mérimée : notices IA02002167, PA00115964.

39 - FOURNIS, Frédéric. Braine et son canton. Des horizons du Soissonnais aux confins du Tardenois. Amiens : AGIR-Pic, 2005.

40 - Voir dans la base Mérimée : notice IA02002132. Voir dans la base Mémoire : image MHR22_07025230.

41 - Voir dans la base Palissy: notice IM02004271.

42 - Voir dans la base Palissy: notices IM02004268, IM02004269, IM02004270. AC Acy. Délibération du conseil municipal du 12 mars 1928 : marché de gré à gré avec l’atelier Jacques Simon pour les verrières de l’église.

43 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004277.

44 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004414.

45 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004296 ; AMH 81/02-45/2-22. Vitraux, 1924-1929 ; BLIN, Jean-Pierre. Le vitrail dans les églises de la Première Reconstruction en Picardie. 1919-1939. Mémoire de maîtrise d’histoire. Amiens : Université de Picardie, 1990, p. 95-96.

46 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004204 ; AMH 81/02-315-134. Vitraux, 1931-1932.

47 - Il s’agissait des verrières des trois baies du chœur figurant le Christ et les apôtres, et les symboles des évangélistes. L’exécution, confiée au peintre verrier parisien Marcel Delange, collaborateur habituel de Mazetier, a été interrompue une première fois, reprise en 1939 puis arrêtée définitivement par la Seconde Guerre mondiale ; AMH 81/02/415/2/216. Vitraux, 1935.

48 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004421.

49 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004275 ; AMH 81/02-12. Projet de fresque, 1931.

50 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004246.

51 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004420 ; RIOU, Yves-Jean. Le séjour de Louis Mazetier dans l’Aisne. Le point riche. Bulletin de l’Association « Les amis de Louis Mazetier », juin 2004, n° 2, p. 43.

52 - Voir dans la base Mérimée : notices IA02002166, PA00115903.

53 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004217 ; AMH 81/02-354/1-154. Autel, 1931-1932.

54 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004419 ; AMH 81/02-415/2-216. Autels, 1935.

55 - À Acy, Henri Charlier est l’auteur du monument aux morts (Ange de l’Apocalypse, 1924), ainsi que du monument au 71e régiment d’infanterie alpine (1948) en collaboration avec Richard Desvallières.

56 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004262 ; inscr. M.H. 09-02-2005.

57 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004263 ; cl. M.H. 12-09-2005 ; AC Acy. Délibérations du conseil municipal, 1930 (achat du confessionnal).

58 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004265 ; AC Acy,Délibérations du conseil municipal, 1930 (réalisation ducouvercle des fonts baptismaux).

59 - Voir dans la base Mérimée : notices IA02002144, PA00115631.

60 - Voir dans la base Palissy : noticeIM02004334 ; Bouchard, l’atelier du sculpteur. À la découverte du musée Bouchard. Paris : Association des amis d’Henri Bouchard, 1995, p. 86.

61 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004276.

62 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004427.

63 - Mont-Notre-Dame : cl. MH 23-03-1998. Ciry-Salsogne et Limé : insc. MH 14-09-2007.

64 - Voir dans la base Mérimée : notice IA02001868. Voir dans la base Mémoire : notice IVR22_050200564NUCA.

65 - Voir dans la base Mérimée : notice IA02002142 ; HAUTECŒUR, Louis. L’Église de Ciry-Salsogne (Aisne). Éd. MONESTÈS, architecte. L’Architecture, 1926, vol. XXXIX, n° 21, p. 337-346 ; FOURNIS, Frédéric. Aisne. Ciry-Salsogne. Église Saint-Martin. Dossier de protection au titre des Monuments historiques. Amiens : CRMH de Picardie, 2007.

66 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004325.

67 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004319 ; la maquette de Ciry-Salsogne et le modèle réduit, propriété de la famille Landowski, ont été exposés à l’espace Paul-Landowski de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), du 16 novembre 2005 au 15 janvier 2006, dans le cadre de l’Année du Brésil en France ; voir BERTRAND, Marie. Le Cristo Redentor illumine la saison brésilienne. Boulogne-Billancourt information, novembre 2005, p. 44-47.

68 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004324.

69 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004320.

70 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004318.

71 - Reconstruction à Limé (Aisne). Église Saint-Remi. Salons d’architecture, Paris : Charles Massin et Cie, 1923, p. 37-40.

72 - Voir dans la base Mérimée : notice IA02002154 ; MARANGET, Pierre. Une réalisation liturgique. L’église Saint-Remi à Limé-en-Brainois. Bulletin paroissial liturgique (tiré-à-part), Lophen-lès-Bruges, abbaye bénédictine Saint-André, 1933 ; FOURNIS, Frédéric. Aisne. Limé. Église Saint-Remi. Dossier de protection au titre des Monuments historiques. Amiens : CRMH de Picardie, 2007.

73 - La verrière a été présentée à l’exposition l’Art et le mobilier religieux modernes (Paris, palais Galliera, octobre-novembre 1929).

74 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004443 ; AD Aisne, Limé 2M 1. Livraison de la verrière de saint Hubert, 1931 ; BLIN, Jean-Pierre. Le vitrail dans les églises de la Reconstruction en Picardie (1919-1939). Le vitrail en Picardie et dans le nord de la France aux XIXe et XXe siècles. Amiens : Encrage, 1995, p. 137.

75 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004387.

76 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004388.

77 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004382.

78 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004381 ; AD Aisne, Limé 2M 1. Livraison du maître-autel, 1928.

79 - Voir dans la base Mérimée : notice IA02002156 ; FAVIER, Jean. Église de Mont-Notre-Dame (Aisne) par Louis BOURQUIN, Architecte D.P.L.G. La construction moderne, 10 février 1935, 50e année, n° 19, p. 438-445 ; CAPPRONNIER, Jean-Charles. Aisne. Mont-Notre-Dame, Église Sainte-Marie-Madeleine. Dossier de protection au titre des Monuments historiques. Amiens : CRMH de Picardie, 1998.

80 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004448.

81 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004207.

82 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004205.

83 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004451.

84 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004449 ; BLIN, Jean-Pierre. Le vitrail dans les églises de la Reconstruction en Picardie (1919-1939). Le vitrail en Picardie et dans le nord de la France aux XIXe et XXe siècles. Amiens : Encrage, 1995, p. 116.

85 - Voir dans la base Mérimée : notice PA00132909.

86 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004450.

87 - DUTHOIT, Aimé et Louis. En Picardie … et alentours. Amiens : CRDP, 1979. [Préface de Gérard Ansart] ; DUTHOIT, Aimé et Louis. En voyage avec … Quelques cantons de Picardie. Amiens : CRDP, 1979. [Préface de Gérard Ansart] ; DUTHOIT, Aimé et Louis. De l’impressionnisme à la miniature. Amiens : CRDP, 1980. [Texte de Gérard Ansart] ; FOUCART-BORVILLE, Jacques. Les frères Aimé et Louis Duthoit, sculpteurs-décorateurs à Amiens. Bulletin de l’Association des Amis des Musées d’Amiens, 1985, n° 4, p. 10-17 ; BREITMAN, Marc-Arnold, KRIER, Rob. Le nouvel Amiens. Bruxelles-Liège-Mardaga : Institut Français d’Architecture, 1989 ; Aimé et Louis Duthoit : derniers imagiers du Moyen Âge. Catalogue d’exposition, Amiens : Musée de Picardie, 13 septembre-30 novembre 2003.

88 - « L’église de N. D. des Arts a été édifiée pour la Foire-Exposition d’Amiens dans le style des basiliques romaines, par des artistes et des artisans picards, sous la direction d’un autre picard, M. Pierre Ansart, architecte à Amiens […] C’est, croyons-nous, la première manifestation de ce genre, depuis qu’elle remporta un si vif succès à l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs », extrait de : Notice « Groupement N. D. des Arts ». Il faut noter, parmi tous ces picards, amiénois pour la plupart, la présence de Jean Gaudin, adhérent du groupe.

89 - MITCHELL, Alexandra. Gérard Ansart. Mémoire de maîtrise d’histoire de l’art et d’archéologie. Paris : Université de Paris IV-Sorbonne, 1998.

90 - Propos de l’artiste lui-même, cités dans : Gérard Ansart : 50 ans de création de vitraux. Catalogue d’exposition. Amiens : Centre culturel de la Somme, 23 décembre-3 février 1991.

91 - Chapelle de Chepoix : inscr. MH le 05-07-2004. Voir dans la base Mérimée : notice PA60000061 ; Guiscard : inscr. MH le 08-09-2000. Voir dans la base Mérimée : notice PA60000030.

92 - Des informations récentes nous obligent à vérifier si cette attribution est exacte.

93 - Voir dans la base Mérimée : notice PA00132921.

94 - Voir dans la base Mérimée : notice PA80000025.

95 - L’église est toutefois inscr. MH depuis le 17-08-2001 Voir dans la base Mérimée : notice PA80000025.

96 - L’attribution de ce décor n’est pas encore complètement clarifiée.

97 - Voir dans la base Mérimée : notice PA60000061.

98 - Voir dans la base Palissy : notice IM02004387.

99 - Voir dans la base Mérimée : notice PA60000030.

100 - Voir dans la base Mérimée : notice IA80000829.

101 - Voir dans la base Mérimée : notices PA80000025, IA80000137.

102 - Voir dans la base Mérimée : notice IA80000151.

103 - Voir dans la base Mérimée : notice IA80000156.

104 - Voir dans la base Mérimée : notice IA80000795.

105 - Voir dans la base Mérimée : notice PA00114948.